Élection @26

La campagne électorale pour les présidentielles, assez surréaliste dans ses enjeux et si incertaine dans son résultat, m’amène à constater que les médias ne parlent plus du tout de l’action du gouvernement, et fort peu des sorties du président de la République, comme si le pays n’était plus gouverné. Il l’est, j’en suis sûre, et sans doute que des réformes se votent et se décrètent dans l’ombre, comme cette histoire de délais de prescription des délits financiers. On découvrira tout cela un jour ; gageons que l’addition ne sera pas trop salée.
Au-delà du constat de ce silence organisé qui vise à nous éloigner un peu plus de la décision publique, cette situation m’amène une réflexion : l’hyper médiatisation de la parole présidentielle hors périodes électorales n’est-elle pas en partie responsable de la perte de crédibilité du président en place, du précédent… du prochain ? Cette question va bien à ma vision archaïque de la fonction présidentielle, l’idée d’un pouvoir au-dessus du quotidien, qui sait prendre du recul pour donner tout son sens à l’intérêt général et n’intervenir que quand celui-ci est en jeu. Définitivement archaïque ; je le crains.

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