Hoax @8

Vous allez croire que je leur en veux ! Mais non, je n’aime simplement pas que l’on me donne des informations partielles ou fausses sous prétexte de faire du buzz sur des sujets tendance. Avec cette question : à qui profite ce genre d’article ? On sait désormais que les blogs peuvent rapporter gros… Même La vie en Hétéronomie ? Surtout pas ! Notre âme n’a pas de prix.
Donc. Aujourd’hui, les bouillottes.
* « Les bouillottes classiques en silicone (…) » ; la mienne est en caoutchouc naturel, comme toutes celles que j’ai achetées en pharmacie depuis trente ans. Petite, j’en avais une en métal. En dix minutes en ligne, je n’en ai pas trouvé en silicone ; mais je peux bien sûr me tromper. Je sais, la composition de la bouillotte n’est pas un élément majeur ; il n’empêche, la bouillotte classique est majoritairement en caoutchouc. L’info de départ est donc fausse. L’argument qui suit est, par conséquent, obsolète : « le silicone n’est pas écologique dans sa fabrication, son utilisation peut ne pas être saine (le silicone peut être instable à de hautes températures), »
* « les possibilités de fuites d’eau chaude impliquent un risque de brûlures (particulièrement problématique avec des enfants). » Les enfants ! Le bel argument. A-t-on jamais vu un enfant remplir lui-même sa bouillotte ? Car une fois fermée, il faut une bonne musculation des doigts pour la rouvrir. Je n’imagine pas un enfant le faire ; mais ils ont tant de ressources qui me sont insoupçonnées ! Et les « risques de fuite » ? Ils sont réels, non ? Une bouillotte, en effet, finit un jour par percer et répandre une partir de son contenu dans le lit. J’en épuise une tous les dix-huit mois depuis que je suis petite, je ne me suis jamais brûlée. Je sais, je ne suis pas un exemple. Au remplissage, c’est parfois sportif. Demandez à Isabelle, elle utilise un entonnoir.
Donc, une bouillotte à eau est un récipient mou qui contient de l’eau bouillante qui refroidit. Et l’eau bouillante, si on l’utilise sans précaution, cela brûle (j’ai d’ailleurs une cuisse, la gauche, qui se souvient encore de pommes de terre cuites à l’eau et c’était en 1986 !) Cela dit, les autres arguments de l’article pour faire sa bouillotte soi-même sont-ils valables ?
* « – il n’y a pas de risque de brûlures, car cette bouillotte n’utilise pas d’eau » ; tiens donc. Et comment la bouillotte maison chauffée au four ne peut-elle jamais brûler ? Cela ne brûle pas quelque chose passé dix minutes au four à 150 ° (je demande, je n’ai pas de four) ?
* « – aucun micro-ondes n’est nécessaire ; » C’est un argument ? Ah oui, la fameuse « fuite d’ondes » ! Que l’on se rassure, il existe des « détecteurs de fuite ». Un marché.
* Elle est enfin « écologique, gratuite et personnalisée » ; là, je m’incline.
Et elle fonctionne comment, cette bouillotte ?
« 2- Placez le plat dans un four chaud (à 150°C) pendant 10 minutes environ. »
La puissance moyenne d’un four est de 2500 W, celle de ma bouilloire 2400 W et il faut 5 minutes pour chauffer 1,5 litre d’eau, sans préchauffage.
« 3- Votre bouillotte restera chaude environ 30 minutes. » Non ? La mienne est chaude jusqu’au matin. Il faut dire que je l’utilise dans les règles de l’art : petite housse crochetée main, housse en coton, emballage double épaisseur dans une serviette de toilette.
Franchement, qui espère-t-on convaincre avec des articles pareils ? Certainement pas ceux qui auraient besoin de se placer en mode développement durable ; quant aux autres, on risque fort de les faire renoncer à leurs bonnes pratiques pour cause d’arguments sans fondement. Dommage.

14 commentaires pour Hoax @8

  • Vincent

    Moi aussi j’avais une bouilotte, quand j’étais petit.
    En métal. Sur le poêle à bois.
    Je la visualise encore très bien.

    Aujourd’hui, je recherche plutôt une fraîchotte… j’ai tjrs trop chaud dans le lit.

    • Isabelle

      C’est joli ce mot de fraîchotte, j’adore !

      • Vincent

        😀 Mercii 🙂

  • Quand nous étions à St Sériès, nous avions des briques en terre réfractaire, car nous avions un poêle à charbon dans la cuisine, et elles passaient la journée dans le four. La nuit, on les mettait dans le lit (j’en ai encore 2 au cellier).

    • Isabelle

      Au moins, les briques ne fuient pas 😉

      • Vincent

        Oui, mais si elles étaient réfractaires, c’est qu’elles œuvraient contre leur grès ?

        (Désolé)

        • Isabelle

          Des copines de Virenque 🙂

        • Cécyle

          Pauvre Riri !

    • Cécyle

      Très drôle, Vincent ! 😉 Vous êtes en forme aujourd’hui.
      Je me souviens de ces briques. Pour le coup, elles étaient brûlantes ! J’aimais bien libérer un coin du tissu qui l’emballait pour aller me chauffer le bout du doigt de pied au plus fort. Le contact était doux-dangereux.

  • Eve

    Que dirais-tu d’un moine pour réchauffer tes draps ?

    • Cécyle

      Ah ! te revoilà ! 😉
      J’ai bien fait de regarder mon dictionnaire avant de te répondre. Tu sais qu’un moine au Québec est une perceuse ou un pénis ? Je préfère donc le réchaud qui permet de chauffer le lit ! 😉

  • Eve

    Héhé

  • Eve

    Sinon tu as aussi la chancelière !

    • Cécyle

      Angela à mes pieds ? 😉 Ce n’est pas gentil de la traiter de petit sac, même chauffant !

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