Contre @3

Après je ne sais plus quelle prolongation de l’état d’urgence, des barrières ont été installées devant une école qui enseigne la langue des signes, privant mes voisins d’une dizaine de places de stationnement. Très vite, ces barrières ont été repoussées sur le trottoir en un joyeux méli-mélo permettant aux voitures de se garer à leur place habituelle.
J’ai vu à plusieurs reprises que les barrières avaient été remises en place ; jamais pour très longtemps. Et l’autre jour, Caddie m’a fait remarquer que les barrières étaient de nouveau alignées comme à la parade, le pied sur la bordure du trottoir. On s’est approchés. On a vu alors que la première barrière avait été fixée à un poteau, la dernière également, et, qu’entre les deux, deux barrières avaient été placées en V pour éviter que l’ensemble ne soit repoussé sur le trottoir.
Le déploiement de barrière et de pattes de fixation pour soi-disant protéger d’on-ne-sait-quoi cette école m’a agacée. Je me suis dit que j’allais faire un billet en reportant la photo à plus tard (il faisait nuit). Quelques jours plus tard, j’ai remarqué le même dispositif à l’autre bout de Paris, dans le 19e. En rentrant, je n’ai pas manqué de m’arrêter faire la photo et là… Magnifique ! La résistance automobile avait réussi à vaincre l’envahisseur sécuritaire en soulevant la première barrière le long de son axe !
Pour une fois que je suis du côté de la « bagnole », comme aimait à utiliser ce mot Bertrand Delanoë ! En langage activiste, on appelle ça la « convergence des luttes ». Convergeons !

4 réflexions sur « Contre @3 »

  1. Isabelle

    Hier soir, j’ai pensé à toi en voyant une longue série de barrières bien accrochées entre elles sur plusieurs dizaines de mètres et tombées à terre à cause du vent…

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