Élections @25

Dimanche 22 janvier 2017, je suis allée voter aux primaires du parti socialiste pour soutenir mon député, Pascal Cherki. Je l’aime bien, Pascal, même si nous nous sommes beaucoup opposés quand j’étais membre du PS (que j’ai quitté en 2002 quand Jospin a déclaré, « Mon projet n’est pas socialiste. ») Il est très présent sur le quartier et, force est de constater qu’avec ses amis, il a eu le courage de s’opposer à la politique libérale, antisociale et xénophobe du couple Hollande-Valls.
Vous noterez que Pascal Cherki n’était pas candidat à cette primaire. Voter pour lui, c’était donc voter Benoît Hamon. Je ne connais pas ce monsieur, ni vraiment son projet. Mon désintérêt pour la vie politique qui privilégie aujourd’hui le coup médiatique et la solution populiste au courage politique et à la défense de principes y est pour beaucoup. Au soir du premier tour où Benoît Hamon est arrivé en tête, j’ai vu sa déclaration à la télé : on aurait dit un petit garçon un peu perdu par les conséquences du résultat. Pensez ! candidat à la présidentielle ; il y a de quoi en être ému.
J’ai aimé son émotion non feinte. Quelques minutes plus tard, Manuel Valls a à son tour pris la parole : il avait une voix trahissant la colère, des mots durs, une violence dans le discours qu’il semblait totalement assumer. De quoi avoir envie de lui donner une baffe ? Tout à fait. Si cela vous tente, cela se passe aujourd’hui jusqu’à 19 heures près de chez vous. Pour un euro, vous pouvez sortir Valls du jeu politique, rabattre son caquet à cet homme suffisant, méprisant, qui a en plus l’outrecuidance de nous faire croire qu’il défend les droits des femmes et la laïcité là où il ne fait que produire un discours raciste anti-musulman à peine larvé.
J’ajouterai que cette première victoire de Benoît Hamon a fait luire mon œil (un seul pour l’instant) d’un possible espoir de la renaissance d’une gauche résolument socialiste qui place les questions sociétales au même rang que les questions économiques et sociales. Quant à son positionnement écologiste, c’en est presque incroyable ! Bon d’accord, mon député a voté sans sourciller l’état d’urgence. On ne peut avoir toutes les qualités. À tout de suite Pascal… pardon, Benoît ! Ce dimanche 29 janvier 2017, j’irai plus que volontiers voter pour vous.

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