Canette @32

MacBookUn matin, maman m’appelle au secours. Son ordinateur, un MacBook de 2011, sonne mais ne démarre plus. Nous avions prévu de le changer à Noël. Il claque avant l’heure.
J’envoie maman au centre agréé Mac près de chez elle. Diagnostic, 44,40 euros.
Trois jours passent où je l’aide à remettre un peu à jour un portable qui lui a plus de dix ans. Maman donne plusieurs conférences à Berlin début décembre, l’enjeu est important.
Elle retourne à la boutique. Verdict : le disque dur est foutu. On lui tend un devis pour remettre un nouveau disque de 500 Mo, ajouter de la RAM, installer un système « plus récent ». Ils ne disent pas lequel. Ils sont cupides mais pas fous. Comment imaginer que même avec un disque neuf et de la RAM un MacBook vieux de 5 ans va supporter le système le plus récent ?
Montant du devis, 412,80 euros.
Sans même m’appeler, maman remballe son ordinateur cassé et le disque dur externe qui contient ses conférences. Elle espérait que soient récupérés les trois fichiers dont elle avait besoin. 80 euros. Elle a d’emblée su que c’était très exagéré.
En rentrant chez elle, avant de m’appeler, elle a l’idée d’allumer le MacBook. Il démarrer et s’installe comme au premier jour. Elle met aussitôt ses fichiers pour Berlin sur une clé. Elle m’appelle. Je découvre avec elle que sa sauvegarde sur disque externe était désactivée. On l’active. La sauvegarde se fait. Ouf ! Je ne suis pas pour autant rassurée. L’urgence est à changer cet ordinateur pour qu’elle y travaille sereinement.
Je prends un billet de train pour le dimanche, me laissant trente-six heures entre deux cours de judo pour installer sa nouvelle machine. Il me faut une heure, puis l’après-midi pour vérifier toutes les compatibilités logicielles. Le lundi matin, pendant que maman fait des tests d’utilisation, je me décide à regarder l’autre qui n’a pas été éteint depuis six jours et fonctionne sans souci.
Je le démarre sur un CD, lance l’expertise du disque interne. Celle-ci me suggère une réparation avec l’utilitaire ad hoc. Je lance la restauration. Vingt minutes plus tard, le disque est réparé. Cela aura coûté à maman mon billet de train, et moi, j’ai gagné une petite révision des bases de la maintenance Mac.
Quant au centre agréé Mac ? Des guignols qui ont pris ma vieille mère pour une rombière à qui l’on peut gentiment extorquer 412,80 euros ? Je ne vais rien intenter contre eux car ils sont le seul centre sur Avignon mais qu’ils ne s’avisent pas de tenter la même entourloupe à la prochaine visite de maman. 1. On ne touche pas à ma mère. 2. J’ai la DGCCRF facile.
Non mais !

12 commentaires pour Canette @32

  • L’expert MAIF, à qui j’ai signalé ma mésaventure et les frais occasionnés, m’a confirmé que cette entreprise florissante, ne s’occupant que d’appareils MAC, (et n’en vendant pas) était réputée pour ses « exagérations ». La prochaine fois, il m’en conseillera un autre, dont il ne veut pas me révéler l’identité maintenant… Que cache cette cachotterie ?

    Pour les amis de Cy qui me soutiennent, vous trouverez les annonces de mes interventions à Berlin ici.
    On y parle de l’Aimée de Lacan et des amourres incestueuses entre Heinrich von Kleist et sa demi-sœur Ulrike… qui porte le même prénom que la maman du poète.

    Et pour le fun : « Le paradis est verrouillé. Il nous faut faire le tour du monde pour voir si, derrière, il n’y aurait pas une autre ouverture. » C’est de Kleist.

    • Cécyle

      À mon avis c’est parce que ce n’est pas un réparateur « agréé » Apple. J’espère que tu n’auras jamais à t’en servir ! 😉

    • Isabelle

      Michèle, sind Sie eine Berliner ? 😉

      • Ja, Isabelle, ich könnte eine Berlinerin sein. Die deutsche Sprache erlaubt BerlinerInnen (mit I in großen Buchstaben) um Masculin und Feminin miteinander zu schreiben.

        Aber, welche war deine Frage ?

        • Isabelle

          Ich wollte ein Witz machen. Aber, weil mein Deutsch ist nicht gut, Ich habe ein falsch gemacht. Das is ein so gute Spur für eine Psychoanalytikerin ! Glücklicherweise BerlinerInnen schreiben ist möglich.
          Michèle, mit Sie, Ich kann meine deutsch Sprache verbessern. Danke sehr.

          • vincent

            Ich finde der witz war uberhaubt nich schlet.
            Besonders hier, in hétéronomie 🙂
            Aber was denken Sie von Herr JFK ?
            🙂

          • Isabelle

            Danke sehr Vincent. Ich wollte ein bisschen auf international culture in Hétéronomie einzuführen. Für JFK, ich muss gestehen Jackie lieber. 😉

      • Cécyle

        Ça, tu l’as cherché Isabelle le « auf deutsch » ! 😉
        Traducten sie sich !!

        • Isabelle

          Ah ! Ah ! Tu me mets au défi de traduire. Voilà : Oui, Isabelle, je pourrais être une Berlinoise. La langue allemande permet Berlinois (avec un I majuscule dans BerlinerInnen, littéralement les habitants de Berlin) avec le masculin et le féminin écrit ensemble. Mais, quelle était ta question ?

          • Cécyle

            Merci ! 😉 Je n’avais même pas essayé.

  • Chère Isabelle,

    Ravie que tu rejoignes les germanophiles.
    Alors première leçon : »mit » appelle le Datif : il faut écrire mit Ihnen (I majuscule), puisque tu me vouvoies. Si tu me tutoyais tu dirais « mit dir » ou « mit Dir », Dir avec la majuscule est certainement désuète, mais respectueuse.
    Mes amis allemands me disent toujours que je parles la langue de Molière, ou plus simplement, en Autriche la maman d’Erwin disait : Michèle parle comme sur Radio Kärnten (le France-bleu de la région de Carinthie). Et c’était un compliment ! Si ! Si…

    • Isabelle

      Chère Michèle,

      Ich habe Deutsch in der Schule gelernen. Aber ich habe fast allem vergessen. Ich kann mit Ihnen sich zu erinnern. Mes souvenirs sont bien lointains. Merci donc pour le rappel.

      Danke sehr ! Tchuss !

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