Kendo @26

Pose-têteLe 6 août dernier, j’ai entamé quatorze jours de jeûne… de sport. Pas de judo, les cours sont arrêtés depuis le 3 août et ne reprennent que le 5 septembre. Pas de déroulé ni de gym ni de stepper. Rien. Un peu de marche, tout de même, avec un minimum élevé à deux heures par jour (au lieu de une ordinairement). Il faut bien ça si je veux manger quelques glaces sans prendre trois kilos en deux semaines. J’en profite pour traverser Paris dans tous les sens. La ville fait silence. Je savoure.
Je me suis motivée tout le mois de juillet pour cet arrêt programmé et nécessaire au métabolisme. Je le craignais : prise de poids, manque d’endorphine, mal au dos. Pour le premier risque, je verrai bien à la reprise ; je ne me pèse pas d’ici là. J’ai remarqué pourtant qu’au bout de deux jours, j’ai commencé à avoir moins faim, à mieux sentir la satiété, notamment en matière de sucre. Le sport, et son absence, me donnerait-il une meilleure conscience de mon corps ? C’est de plus en plus une évidence.
Pour le second, je me sens sereine, calme, joyeuse même, à croire que je ne suis pas si addict que cela. La seule chose qui change, c’est que la joie arrive plutôt en fin de journée, comme les jours où j’ai judo le soir et où je ne cours donc pas le matin. Y aurait-il une autre source de joie que l’endorphine en barre ? Il semble.
Pour ce qui est du mal au dos, par contre… Il me faut d’ordinaire vingt minutes de gym (assouplissements et étirements) ou trois bons randoris au sol pour remettre en place la côte à hauteur d’omoplate qui joue la patrouille de France, recaler la cervicale qui se bloque de manière à bien tirer sur le trapèze, celui-là même qui souffre déjà en ricochet du point de blocage du nystagmus, et libérer les contraintes qui pèsent sur l’humérus. Et ma kiné qui est en vacances ! J’essaie de faire des étirements minimum mais il me faudrait le dos bien chaud pour recaler tout cela sans accentuer les dommages, donc du sport…
Il me reste quelques jours à tenir. Je me suis offert un cale-tête chez Muji qui me soulage en position allongée et assise. Il fait en outre un si agréable objet transitionnel ! La bonne musique, la tête dans l’oreiller, la douceur du mois d’août, un jus de gingembre-citron, je pars… et qu’éclose le câlin chimérique et que la douleur se taise. Allez, venez, je vous emporte… J’en ai tellement de la bonne musique. Pour cet enroulé du jour, ce sera Fatoumata Diawara, Makooum Oumoun. Venez…

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