Lu @16

PapaJe fais beaucoup de fautes de frappe dans mes « écrits instantanés » : texto sur Petit Doro qui s’amuse avec la composition automatique dont je ne peux pourtant me défaire, la saisie lettre à lettre étant visuellement trop fastidieuse ; clavier impraticable de Petit Faune avec lecture difficile et que je laisse composer à sa guise ; saisie plus confortable sur Tranquille Petit Campo compensée par une moindre attention de ma part. Je dois en effet avouer que selon mon destinataire, je fais plus ou moins attention, considérant que Isabelle et Sarah, par exemple, sauront décoder et rectifier.
L’une et l’autre, pourtant, se récréent régulièrement avec ces fautes de frappe dont je les honore aussi dans mes mails, mon niveau de relecture étant, ici encore, inversement proportionnel à la proximité avec mes correspondants. J’avoue volontiers que moi, pourtant, cela ne me réjouit guère car je sais que ces fautes sont directement liées à ma déficience visuelle. Mes amies seraient-elles si méchantes ? Elles ne le sont pas et elles ont bien raison de me signaler ces fautes de frappe qui parfois sont porteuses d’un sens amusant. Et puis, il faut en rire de cette déficience visuelle, non ?
Je suis la première à le faire. Qu’est-ce qui m’agace, alors ? Je crois que c’est l’usage du mot « lapsus » qui renvoie à l’activité de mon inconscient (donc à une activité intime) à quelque chose qui relève de la limite physiologique (je fais, comme tout un chacun, une faute de frappe mais la différence est que je suis empêchée de la voir). Je ne crois pas en effet que mon inconscient s’exprime quand j’écris (c’est le dernier exemple en date) « couple » à la place de « Coupole » ne serait-ce que parce qu’une lettre qui manque m’est invisible. Alors oui, la lettre manquante était drôle ; elle ne constitue pas à mon sens un lapsus étant données mes conditions de saisie, même optimisées à l’ordinateur.
Que serait alors un lapsus, à mon sens ? Dans Tu vois ce que je veux dire (ici), j’ajoute une catégorie au lapsus qui a d’ordinaire deux formes, lingue et calami, ma déficience visuelle produisant des erreurs de lecture, des approximations, que, pour cette fois, j’associe volontiers à un lapsus car mon inconscient est forcément responsable de la formation de l’erreur (pas du fait que j’en commets une mais de laquelle je commets). Exemple. Ce matin du 19 juillet, je lis dans le mail « Les coups de cœur musique » des bibliothécaires de la Ville, « Après le suicide de leur premier album… » Bigre ! Je relis. « Après le succès de leur premier album… » Papa aurait eu 78 ans ce 19 juillet si la vie avait eu plus de succès auprès de lui. Imparable.

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