Pucer @22

Fan zone Euro 2016 avec Gilles RondyLes supporters des équipes de l’Euro 2016 n’étaient pas que dans les stades, mais aussi dans des fan zones. La plus importante était à Paris, sur le Champ de Mars. Je me dois d’admettre que j’y suis allée. Cela ne signifie en rien que j’ai vu un match, je n’ai aperçu que des bribes d’images.
Le motif était de passer un bon moment avec mes petits camarades associatifs. Eh ! oui, c’était à l’invitation de Paris 2018 qui, grâce à la Ville de Paris, avait obtenu la jouissance du Pavillon de Paris de la fan zone pour y organiser des rencontres avec les bénévoles, les soutiens (comme Gilles Rondy sur la photo) ou les partenaires de l’association organisatrice des 10e Gay Games.
Je me suis donc rendue un samedi après-midi au Champ de Mars. Après avoir eu un peu de mal à trouver l’entrée, un certain nombre de rues étant bloquées, j’ai passé les filtrages de sécurité. Au premier, une policière nationale a effectué une fouille de sac, moyennement poussée. Au second, un agent de sécurité a procédé à un contrôle visuel du même sac, pas plus poussé, sauf pour me dire qu’il était interdit d’avoir une bouteille d’eau. Au troisième, des agents étaient chargés de la palpation de sécurité.
À mon arrivée à ce contrôle, une dame assez âgée (au bas mot plus de 70 ans), menue et maigre, clame qu’elle refuse le contrôle. Elle ne veut pas être touchée, hurlant à plusieurs reprises « C’est indécent ! » en marchant dans les premiers mètres après le filtrage qu’elle avait semble-t-il passé sans encombre.
Arrive mon tour juste après deux hommes devant moi. Je me retrouve face à un agent qui me demande « Vous êtes une femme ? » À l’affirmative, je changer de file pour être palpée par une femme. D’ailleurs, pourquoi n’avais-je pas d’emblée sauté sur l’occasion ? Le foot, ça fait faire n’importe quoi !
La vieille dame refuse toujours d’être touchée. Les agents qui expliquent qu’alors, elle ne peut pas rentrer sur la zone, dans laquelle soit dit en passant, elle est déjà entrée, montrant qu’il est possible de se glisser hors des mailles du filet sans être franchement arrêté en amont.
Bref, elle s’égosille que c’est déjà scandaleux que son quartier va être envahi pendant un mois, alors cette indécence, non ! Le temps que je passe moi-même au contrôle, les agents arrivent à lui faire admettre qu’elle doit s’y soumettre en écartant les bras devant une des jeunes femmes présentes, sinon elle devra sortir. Elle se résigne « D’accord, mais vite ! » en serrant les coudes près de sa poitrine. Je ne suis pas restée pour la suite des aventures, car je pense que le sketch a encore duré un moment.
Indécent ? Peut-être, sans doute à l’aune de l’indécence des fortunes dépensées pour le football professionnel.

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