Pauvres chéris @6

SimplyJ’ai fait le courrier suivant à une de mes supérettes préférées vingt-quatre heures après « les faits ». Je ne pouvais vraiment pas laisser passer.

« Madame, monsieur,
« Alors que je passais en caisse du Simply market de la rue d’Alésia (75014) mardi 27 juin 2016 en journée, la caissière s’est vu réclamer avec ténacité « un bisou » par un employé de sexe masculin venu exprès faire sa demande. Devant le refus de celle-ci, il a insisté, posant ses mains au niveau de ses épaules, argué je ne sais plus quoi (genre « pour avoir ceci, il faut un bisou ») et est finalement reparti sans son « bisou ».
« Je dois vous avouer que j’ai assez mal vécu cette scène, sans savoir comment intervenir. L’attitude de ce jeune homme n’était pas « joueuse », mais constituait clairement un acte de harcèlement auquel la jeune femme à la caisse a su se dérober, sans doute aidée en cela par le fait qu’elle était en poste. Que se serait-il passé dans un bureau, dans une réserve, dans un coin reculé du magasin ?
« Je l’ignore mais souhaitais porter ces faits à votre connaissance en espérant que vous en profiterez pour rappeler à votre personnel que le harcèlement est un délit, un « bisou » usurpé par le chantage et l’approche physique en étant par nature constitutif.
« En vous remerciant de l’attention que vous porterez à mon courrier,
« Bonne journée à vous. »

Je vous dirai bien sûr si j’ai une réponse.

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