Décroissance @43

BlocherJe suis allée mercredi 4 mai 2016 au Centre Pompidou avec l’espoir de voir un film de Sylvie Blocher, Alamo (2014). Ce film était projeté dans le cadre d’une journée « Lignes de fracture » dont, j’avoue, le programme ne m’inspirait guère en dépit de la qualité des invités. Trop abscons pour moi, au moins dans la présentation.
Je suis arrivée en retard. Sarah m’accompagnait. À l’entrée de la salle de cinéma, un agent nous accueille avec grande amabilité. Il ne sait pas si le film a commencé et nous tend à chacune une brochure papier qui présente « le festival ». Je décline. Il insiste en dépit de la canne blanche que j’ai à la main. Je prends la brochure ; je n’en ai fondamentalement rien à faire mais comment refuser ? Et puis, je pourrais m’intéresser, quand même.
On s’approche de la salle. Sarah ouvre la porte. La salle est blindée, à l’écran le film est sous-titré. On repart sans entrer.
Plus tard, je regarde la brochure. Je lis, dans cet ordre : « Un autre mouvement des images, 11e édition » ; « L’art de la révolte » ; « 22 avril – 8 mai 2016 » ; « Hors pistes 2016 » ; « Centre Pompidou ». Trois titres pour un seul festival, c’est de la gourmandise… à moins qu’il ne s’agisse de désigner autre chose ; je ne sais pas. Je ne saurai jamais. Je ne comprends pas ce que je lis.
60 g de papier qui sent bon l’encre. 60 g pour quoi faire ? Alimenter la benne dédiée au recyclage ? C’est important ce genre de manifestations culturelles même si elles me sont intellectuellement et artistiquement étrangères. Est-il pourtant si nécessaire de gâcher du papier ?

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