Écrivaine @25

ChaudièreCe matin d’avril, je suis devant mon ordinateur et je tourne en rond. Je regarde les choses que j’ai prévu de faire : un peu de code pour mon site ; et ? Les mises à jour pour les trois prochaines semaines sont prêtes. Le manuscrit des Fragments d’un discours politique (ici) a été envoyé à vingt-six éditeurs. La nouvelle en [e-criture] d’avril () est prête ; j’ai déjà le thème de celle de mai. J’ai éclusé les mails en retard. Que faire ? Un billet en Hétéronomie ? Ce que je. Et après ?
Je peux m’occuper, bien sûr ; me poser ; lire. Mais de cela, je ne suis capable que si j’ai un « projet en cours », quelque chose dans lequel je m’investisse, qui fasse déborder mon temps de travail et me donne le sentiment d’être à la bourre. J’ai ça, bien sûr ; mais pour le coup, il s’agit d’un « gros morceau », Kito Katoka. Ce serait bien que je m’y remette. Le sujet, non lesbien, risque d’être plus facile à « caser » que les autres manuscrits qui attendent leur tour (lala).
Il est 11 h 15, déjà. Le chauffagiste s’active dans ma cuisine pour m’installer une nouvelle chaudière. Il en a sans doute pour une bonne demi-heure. Ensuite, il faudra que je donne un gros coup de serpillière. Je dois aller faire mes courses, aussi. Demain matin, j’ai kiné tôt, samedi, centre social, dimanche, tournoi de judo, lundi… D’ordinaire, je cumule toutes ces activités avec mon écriture, sans souci. Là, je voudrais m’assurer d’avoir du temps devant moi pour essayer d’avancer sur plusieurs semaines sans trop être interrompue. Hormis un week-end bébés chats dans le 19e et un autre Bidibulle dans le 20e, mon prochain voyage est prévu en novembre…
Qu’est-ce qui me retient, alors ?
La peur.
Peur de quoi ? De la page blanche, la fameuse ?
Non, je ne crois pas. Je n’ai jamais vraiment « séché » devant une page à écrire.
Peur de ce que ce roman, à l’instar de tous les autres, révèle mon inconscient dans l’écriture et m’oblige à le regarder en face.
Peur de moi ?
Exactement.

2 commentaires pour Écrivaine @25

  • vincent

    La litanie contre la peur du Bene Gesserit :

    Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l’esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l’oblitération totale. J’affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu’elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n’y aura plus rien. Rien que moi.

    (Dune, Franck Herbert)

    🙂

    • Cécyle

      Sur le fond, d’accord !
      Dans les faits… 😉

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