Couperet @7

HackLe 5 décembre 2014, peut-être vous souvenez-vous, mon site a été victime d’une attaque : une personne ou un robot s’est introduit dans la partie privée du site, créant un compte administrateur, installant un script dans un article, script qui changeait l’aspect général du site et diffusait une musique anxiogène de film catastrophe de série B.
Sur le coup, j’ai été secouée. Je ne savais pas quoi faire. J’ai pris des mesures de sauvegarde et de conservation de « preuves », supprimé l’article contenant le script et quelques autres dont le contenu avait été modifié, et supprimé cet administrateur ; le lendemain, Pierre a fait le ménage dans la base de données et nous avons décidé de refaire le site considérant que la vétusté de la version de Spip utilisée était sans doute en cause.
Le Net n’avait pas encore subi de grosses attaques, en décembre 2014. Mais beaucoup de « petits » sites à fort contenu politique et militant ont subi le même genre d’attaque que le mien. Il y avait donc une probabilité que celle-ci fasse partie d’une attaque politique organisée. J’ai décidé de porter les faits à la connaissance du procureur de la République avec l’idée que cela pourrait apporter des arguments à une enquête en cours.
En février, mon site, pas encore remis à neuf, a subi de nouveau trois attaques successives. Elles étaient de moindre importance. Entre-temps, Pierre m’avait appris à agir dans la base de données. C’est toujours ça d’appris ! Je n’ai pas signalé ces nouveaux faits au procureur vu qu’il n’avait pas réagi à mon premier courrier.
Mi-septembre, j’ai donc eu l’immense surprise de recevoir une convocation au commissariat de mon arrondissement pour « votre affaire ». Quelle « affaire » ? Seule la demande jointe d’apporter les « journaux de log » m’a permis de le comprendre. Le rendez-vous était fixé au 2 novembre. J’y suis allée avec Pierre et Petit Koala. Nous avons appris qu’une enquête était ouverte pour ma seule « affaire », que le délai est juste un problème d’effectifs, que l’enquête sera longue mais qu’elle sera menée.
Je ne vous en dis pas plus, secret de la procédure oblige. Je vous dirai si l’enquête aboutit ou fait l’objet d’un non-lieu. Quoi qu’il soit, voilà une preuve qu’il ne faut jamais se priver d’une plainte quand on s’estime victime de faits délictueux ou criminels, même si ceux-là sont sans grandes conséquences. Car, mine de rien, ces délinquants du Net ont quelque peu contraint mon sommeil. Si la justice peut le leur faire savoir, j’en serai ravie et me porterai partie civile avec le grand plaisir de les taper du côté du portefeuille. Je suis sûre que ce message-là, ils le comprendront.

2 commentaires pour Couperet @7

  • vincent

    Bonjour,
    Je n’étais pas au courant de cette intrusion informtatique.
    Je ne connaisais alors pas encore votre site.
    Heureux de voir que la justice a donné suite.

    • Cécyle

      Ça m’a fait bizarre !
      Je vous tiendrai au courant si l’action publique aboutit.

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