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Bééé @11

Cedaf à Maisons-AlfortAu mois de juillet, j’ai eu la délicate mission de gérer le devenir d’un jeune goéland en perdition dans un jardin parisien où il ne pouvait rester, mais dont il n’arrivait pas à partir, ne sachant pas encore voler. Il y a eu maintes tentatives pour trouver l’interlocuteur adéquat qui s’en occuperait : Ligue de protection des oiseaux, Société protectrice des animaux, pompiers (qui sont venus, mais ne l’ont pas emporté dans leur joli nid rouge à roues). Au final, il a fallu que je me résolve à le prendre sous mon aile.
Après un temps certain à trois pour arriver à l’attraper, il a rejoint un carton au préalable criblé de trous. Avec un brumisateur dans mon sac (en pleine canicule, il n’était pas inutile de pouvoir rafraîchir le petit régulièrement), me voilà partie à pied puis en métro en direction de l’école vétérinaire de Maisons-Alfort que j’avais joint au préalable. Là, 24h/24, 7j/7, est ouvert le Centre d’accueil de la faune sauvage.
Une salle accueille une rangée de cages de transport d’animaux de diverses tailles. Il suffit de remplir un papier pour donner les éléments concernant l’animal (où a-t-il été trouvé ? a-t-il été nourri ? y a-t-il des circonstances particulières à son arrivée dans le centre ?…) et de laisser l’animal dans une cage. Plusieurs fois par jour, des bénévoles passent recueillir les animaux et les prennent en charge, les soignent et les nourrissent jusqu’à ce qu’ils puissent être relâchés.
Cette histoire a été riche en rebondissements. Heureusement, Petit Goéland n’a pas pipé cri, s’agitant un peu quand je marchais, mais tranquille dans le métro. C’est gentil, car cela m’a évité d’avoir à parler en public à un carton pour le rassurer. Même si cet épisode est arrivé au milieu de mille autres préoccupations, j’ai eu la satisfaction de remettre entre de bonnes mains un copaiiiiin de qui vous savez, chouette !

Petit Goéland