Commémoration @13

Drapeau flottantVendredi 9 janvier après-midi, Cécyle et moi sommes allées au cimetière parisien de Bagneux, sur la tombe de mes parents. En rentrant à pied sur Paris, nous sommes passées par le cimetière communal de Montrouge. J’ai été très surprise que les deux drapeaux français à l’intérieur flottent au vent en ces jours de mise en berne. En sortant, je vais en parler aux agents. L’un, désigné comme le chef par ses collègues, m’explique de façon assez désinvolte que c’est parce que le système ne permettait pas de les mettre à mi-mât, mais seulement en haut ou en bas. Il se lance dans une explication sur la différence entre deux systèmes et que par exemple s’il y avait des drapeaux à l’entrée, ils auraient pu être mis en berne, mais pas ceux sur les mâts à l’intérieur.
Donc, le choix a été fait de les laisser en haut, pourquoi pas en bas ? Pourquoi ne pas prévoir de les laisser en haut en les attachant au mât ?
Le samedi, j’ai écrit au cabinet du maire de Montrouge. J’ai écrit combien je suis assez peinée et choquée qu’un simple système de ficelle serve de prétexte à une telle désinvolture. Il me semble qu’un hommage même symbolique est important, ne serait-ce que par respect pour les victimes (dont une policière municipale de Montrouge) et par solidarité avec les collègues qui se mettent en danger dans une telle situation de crise. Voilà bien peu de cas fait aux autres par le personnel du cimetière communal.
J’espère que la mairie rappellera à ses agents combien les minimes efforts symboliques participent du collectif, notamment quand c’est la mairie qui est représentée à travers ses agents.

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