Fenêtres @11

lunettesVous me voyez peu avec mais je porte des lunettes pour lire. Elles corrigent mon astigmatisme et mon hypermétropie. Elles ne m’apportent aucune acuité visuelle directe, juste du confort visuel qui me permet, avec zoom et écran, de travailler dans de bonnes conditions. Celles que j’ai sur le nez ont six ans. J’ai eu envie d’en changer.
En 2008, je m’étais heurtée à la politique de ma mutuelle (celle qui se prévaut d’être « la référence solidaire ») d’utiliser des « opticiens agréés », ce que le mien n’est pas. Il a pourtant toujours trouvé des solutions optiques à mes problèmes, notamment en matière de monture (j’use beaucoup de solaires), car il a compris que mon « point de blocage du nystagmus » (petite et unique zone de « vision fine ») se situe en bas de mon œil gauche, sur l’extérieur. Il me faut donc des verres qui descendent jusque-là afin que l’image ne soit pas « coupée » par la monture. D’expérience (j’avais mis du temps à trouver cette boutique), je sais que tous les opticiens n’ont pas cette facilité de compréhension de la basse vision.
Comme j’étais un peu fauchée, j’ai décidé cet été d’aller au Centre optique géré par ma mutuelle, voir le prix, le service proposé. D’emblée, on m’a fait un devis pour des verres à 148 euros, dont 26,80 euros de reste à charge. En 2008, les verres avaient coûté plus de 300 euros. L’offre était alléchante. J’ai donc expliqué à l’opticien assis en face de moi qu’il me fallait des verres très grands, nystagmus oblige, et lui ai montré mon modèle actuel. Il m’a fait essayer une vingtaine de paires avant de prendre la peine de mesurer mes verres, de vouloir me montrer les millimètres manquants sur son double décimètre (un ambitieux, ce garçon !), et de me proposer de commander une monture où l’on pourrait peut-être augmenter la surface des verres.
J’y suis retournée avec Sarah, ai essayé avec elle une cinquantaine de montures. Aucune ne convenait. Revenues vers l’opticien (le même), j’ai essayé le modèle commandé. Sarah a vite compris que vu la forme du verre, l’agrandissement ne résoudrait pas le problème. Nous lui avons montré une monture homme dont la taille des verres était la bonne. Elles étaient particulièrement laides (monture très large bleu et noir) et, même si l’esthétique n’est pas ma priorité, j’aime bien avoir des lunettes qui ne se voient pas trop.
L’opticien a pris un air dégoûté, répondant esthétique du visage. Pour éviter que je ne lui colle une baffe (je trouve humiliant qu’un opticien ignore une forme de déficience visuelle et ne dispose pas de montures adaptées à tous les types de vision, surtout quand son site propose « La solution la mieux adaptée à votre vue et votre budget. »), Sarah est repartie très calmement sur le nystagmus, le point de blocage, l’amblyopie… il est allé chercher une autre monture qui ne tenait pas compte de mes contraintes. Sarah a demandé.
— Vous n’avez donc aucune monture à proposer à madame ?
Il a fait non de la tête. Nous avons pris congés. J’ai fait un courrier à ma mutuelle et au Centre optique. Je vous sens impatients de la suite. Moi aussi !

3 commentaires pour Fenêtres @11

  • Cécyle

    J’ai eu un appel de ma mutuelle qui se renseigne sur le fait de savoir si un de ses opticiens agréés aurait une solution adaptée à me proposer. Suspens toujours.

    • Isabelle

      Un opticien compétent agréé ? Waouh, nous sommes impatients de savoir s’ils vont t’en trouver un.

      • Cécyle

        Ne médis pas des opticiens. S’ils fermaient boutique dans la rue commerçants d’à-côté, on perdrait 10% de commerce ! 😉

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