Extravagance parisienne @10

GazUn samedi matin, je me lève et vais directement dans la cuisine mettre en route la cafetière italienne. Je vide, je rince, je remets de l’eau, du café… le piézo fait entendre son cliquetis et… rien. Rien ? Je recommence. Au troisième essai, je suis devant l’évidence : pas de gaz. J’allume la chaudière pour vérifier. Même constat. Je me gratte la tête. Comment faire du café ? Je retrouve rapidement un porte-filtre plastique que j’ai conservé par je ne sais quelle intuition (une antiquité !), lui colle une feuille d’essuie-tout, deux cuillers de café, de l’eau chaude. Ce n’est pas très bon. Je vais devoir m’y faire. La plaisanterie va durer jusqu’au lundi midi !
* Samedi matin, 9 heures : GDF me dit que c’est une mise en sécurité de la VMC ; les urgences de mon bailleur me disent que l’intervention se fera dans la journée.
* Samedi soir, 22 heures 30 : Les urgences m’indiquent que la réparation est faite, qu’il appartient à GDF de remettre le gaz en service ; GDF me répond que faute de certificat d’intervention, pour ma sécurité, le gaz ne peut être remis ; les urgences de mon bailleur me jurent que ledit certificat a été faxé.
* Dimanche matin, 8 heures : Les urgences de mon bailleur m’invitent à harceler GDF pour qu’ils remettent le gaz.
* Lundi, 12 heures : GDF remet le gaz logement par logement.
* Lundi, 15 heures : Mon gardien m’explique tout.
La VMC de nos chaudières individuelles gaz se met en sécurité le vendredi 21 heures. Dans la nuit, le chauffagiste étant débordé par les urgences, une société multiservice intervient et coupe le gaz au compteur général alors qu’il est déjà coupé sur les chaudières. Samedi matin, le chauffagiste répare. Lundi matin, 8 heures, GDF reçoit le fax du chauffagiste avérant la réparation et entame la procédure de remise en service sécurisée.
Depuis, le chauffagiste, les urgences de mon bailleur et la société multiservice se renvoient la balle sur le fait de savoir qui devait prévenir GDF que le gaz pouvait être remis, le chauffagiste jurant qu’il ne savait pas qu’il avait été coupé. Nous sommes à Paris, en 2014, en fin d’été. Je sens qu’il est urgent que je m’équipe pour la crue centenale à venir !

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