Course @26

Ligne d'arrivéeJe ne regarde pas beaucoup le sport à la télévision. Le foot, jamais. Le rugby et le tennis, j’aimais bien quand j’étais étudiante. Les JO d’été, l’athlétisme surtout, quand je tombe sur une retransmission, je m’y intéresse. Par contre, le Tour de France… Ah ! ça, j’aime le Tour de France, me caler une après-midi devant la télé en faisant autre chose, écouter, jeter de temps en temps un œil à l’écran. Je suis bien. J’aime écouter les commentateurs ne rien dire pendant plusieurs heures, entendre les cyclistes parler et éteindre ma télé dès que Gérard Holtz prend l’antenne après la ligne, car lui, j’ai juste envie de lui mettre des baffes (à Nelson Montfort aussi, mais ce n’est pas le sujet).
La ligne… Le temps que les coureurs l’atteignent, il se passe du temps, la pression monte petit à petit, l’intérêt pour les différentes compétitions dans la compétition. 5 km. Je m’installe à 30 cm de ma télévision histoire de bien voir l’écran. Je frémis. J’ai peur. J’encourage (« Allez ! Bravo ! ») Je m’emballe (« Vas-y mon kiki ! ») 1 km. Je respire mal. Je me tends. Je serre les poings. Ça frotte ou ça se poursuit, selon le jour. Enfin, la ligne. Je me lève et… je pleure.
Oui, je ne sais pas pourquoi, quel que soit le coureur qui passe la ligne, je pleure. Et cela fait au moins trente ans que ça dure. C’est la seule compétition qui me déclenche une telle émotion, mélange de joie, de tension qui se libère, d’admiration pour l’effort produit. J’ignore pourquoi. C’est juste comme ça.

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