Écrivaine @20

Fleur de barbarieAprès Chair Piment, j’ai continué ma découverte de Gisèle Pineau avec Morne Câpresse et Fleur de Barbarie. Je ne me souviens pas avoir ainsi enchaîné trois opus du même auteur (avec l’intention de continuer) depuis Maupassant et Pennac il y a vingt ans. Avant ça, j’avais enchaîné Colette et Agatha Christie à 13-15 ans, San Antonio et SAS à 18-20 ans. Vous savez désormais tout (ou presque) de ma culture littéraire, ou plutôt de ce qui m’a portée à l’écriture.
Colette m’a fait sentir mon désir lesbien sans que je ne sois encore en mesure de le nommer. Agatha Christie m’a donné le goût de l’intrigue et des huis clos. San Antonio m’a autorisé un monde interlope et une langue interdite. SAS a construit mes envies de sexe machiste et d’aventure (ma butchitude ?) Maupassant m’a ouverte à l’esthétique du texte et de l’intrigue (il était temps, depuis Colette !) Pennac a enclenché l’écriture au long cours… et Gisèle Pineau, aujourd’hui, m’en redonne le goût.
L’avais-je perdu, moi qui vous bombarde tous les jours de textes divers et variés ? Depuis que je n’ai plus d’éditeur, je me suis accrochée un temps à l’idée d’écrire des romans puis, voyant s’accumuler les manuscrits sur mon disque dur, je suis passée à une écriture en ligne plus rapide, immédiatement disponible à la lecture. Et voilà que je lis Fleur de Barbarie ; une plume, dès les cent premières pages, m’est poussée entre les doigts, une envie irrépressible de construire de nouveau un roman, un roman qui raconte une vie, une histoire. Ma vie. Mon histoire.
Encore ? Oui, encore. Dans Fleur de Barbarie, l’un des personnages est une « grande femme de lettres » qui n’a de cesse de répéter à Josette que l’on écrit toujours la même histoire. Elle dit cela et tant d’autres choses sur l’écriture qu’elle s’est de nouveau imposée à moi, impérieuse, irrésistible, au point que je songeais tout à l’heure que ce qui me donnerait cette joie que je cherche tant, ce serait le texte, le texte, toujours et encore le texte.
Je n’ai pas commencé ce roman. J’ai l’histoire et entamé quelques recherches. Je sais que je vais l’écrire, qu’il va me prendre du temps, plus que certains autres. Quand je serai au bout de ce dont je suis capable, je l’enverrai à Gisèle Pineau, pas pour qu’elle le lise, juste pour qu’elle sache que son écriture a nourri la mienne. Vous vous rendez compte ? Un roman qui me donne envie d’écrire, avec le même genre de déclic qu’a produit la lecture de Pennac. Je ne peux pas rater une telle ouverture !
Merci Gisèle Pineau. Il va être compliqué cet opus-là mais j’y vais, en même temps que ma ceinture noire… Aurais-je trouvé la couleur de l’espoir ?

Note : Pour écrire ce roman, pour l’instant rangé dans un dossier que j’ai nommé « Kitokatoka », J’aurais besoin d’information sur la Tanzanie. Si vous connaissez intimement ce pays, n’hésitez pas à me contacter (ici). Merci.

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