Kendo @12

Bleue 2Mon club de judo est jumelé avec un club du nord de l’Italie. Une année, les Italiens viennent en France ; l’année suivante, les Français vont en Italie. Cette année, c’était notre tour d’accueillir les Italiens. Sur trois jours, nous avions un entraînement le soir et tourisme la journée. J’avais décidé de participer à tous les entraînements et, pour ne pas trop faire ma sauvage, à la journée du vendredi que nous passions à la Cité des sciences et au resto du samedi soir.
Les événements ont fait que le samedi, je suis allée récupérer nos Italiens à 9 heures pour une visite de Paris à pied et en métro, visite dont je menais l’itinéraire. J’ai été rejointe par Olivier dès 9 heures 30 qui m’a révélé que nos Italiens étaient en conflit les uns avec les autres et que la journée risquait d’être compliquée. Elle l’a été, pour cette raison et aussi parce que guider soixante personnes de 1 an à 70 ans dans le Paris touristique n’est pas une mince affaire : photos tous les cent mètres, vitrines, curiosités, monuments, pipis, sandwichs, boissons… le tout sans que je ne parle un mot d’italien et eux, fort peu le français.
D’autres judokas du club nous ont rejoints : Myriam, Jean-Mi, Jackie, Cécile, sensei Romu. En dépit du groupe à notre suite et de tous ces ingrédients propices à la galère, nous avons gentiment devisé, partagé notre pique-nique, attendu de-ci, de-là, ri, bronzé, guidé tout ce gentil monde à travers les couloirs du métro (ô ! joie du tourniquet à soixante tickets), perdu personne en route et sommes arrivés à peine en retard à l’entraînement de 17 heures 30.
Verdict ? Ce club me fait vraiment faire des choses incroyables, des choses que je n’aurais jamais imaginé faire tant elles me sont étrangères. Non seulement j’ai partagé deux jours d’activités touristiques avec ce groupe sans que l’on ne puisse se parler vraiment, mais je l’ai vécu avec calme, sérénité, tranquillité, plaisir. Qui s’arrête pour ceci ou cela… C’est ainsi. Qui veut plutôt aller par là… On s’organise pour qu’il nous retrouve. Qui se frite avec un autre… On fait diversion en les propulsant dans un magasin de souvenirs.
Vous y croyez, vous ? Eh bien moi, j’ai encore du mal mais c’est ainsi. Le judo établit mes équilibres, tous mes équilibres, et même si je ne ferais pas cette traversée de Paris tous les jours, j’ai été heureuse de la faire, notamment pour tout ce que nous avons pu partager entre judokas du club. Si avec de tels effets vous n’avez toujours pas envie de monter sur un tatami, c’est à désespérer de ma force de conviction.
— Andiamo !
Si si.

7 réflexions sur « Kendo @12 »

  1. salanobe

    Ah ! Si. Vous savez convaincre. Je ne sais que choisir entre, monter sur un tatami et une journée avec cinquante personnes. Et là, grâce au judo, vous nous dîtes que tout est possible. C’est trop de bonheur ! 🙂

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    1. Cécyle Auteur de l’article

      Tout est tellement possible qu’hier j’ai secouru un enfant dans la rue qui était tombé de sa patinette. En d’autres temps, j’aurais simplement regardé de loin qu’il se relevait et serais partie. Là, je l’ai relevé, ai vérifié qu’il n’était pas blessé, ai récupéré sa patinette, lui ai fait les recommandations d’usage… Je file un mauvais coton ! 😉

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