Écrivaine @19

Bonnet - Adieu les rebellesIl est toujours agréable d’être cité dans un ouvrage, surtout quand l’auteur sert votre propos. Agréable, et même plus. Flatteur ? Oui, je crois. Je suis flattée d’être citée par Marie-Jo Bonnet dans son dernier ouvrage Adieu les rebelles ! (Flammarion, 2014). Je suis flattée car, par sa citation, Marie-Jo Bonnet, historienne en qui je porte une grande estime, me fait entrer officiellement dans le camp de celles et ceux qui pensent que le mariage n’est pas un « progrès social » en citant mon éditorial, « Le mariage, point culminant de la domination masculine » (30 mai 2013).
C’est important, la reconnaissance… et j’ai toujours trouvé que Marie-Jo Bonnet n’était pas reconnue à son juste apport universitaire et militant par les caciques du mouvement lesbien et féministe. Je ne le suis guère non plus. Je ne connais pas la raison de cette mise au ban de Marie-Jo Bonnet ; pour ce qui me concerne, il semble que mon écriture érotique, jugée pornographique par certaines, et mon obstination à écrire des « romans roses », aient été jugées indignes de la cause littéraire autant que féministe.
Ce n’est pas bien grave, j’ai l’habitude de cultiver ma différence, d’être là où l’on ne m’attend pas, de savoir attendre que les roues tournent et de prendre pur cœur les marques de reconnaissance quand elles viennent.
Merci Marie-Jo Bonnet. Et encore plus merci pour votre livre. Il fait tant de bien à lire !

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