Sauna @20

pimentsÀ l’occasion d’une « conversation entre filles », Sarah me faisait remarquer que je vais toujours très vite quand je suis amoureuse. Je vais vite, notamment dans l’étendue du partage, et Sarah me disait que cela est susceptible de faire peur, ou de placer l’autre dans une position difficile à gérer : comment faire face à ce que je donne ?
Sarah a raison, je suis ainsi… et cela m’a permis de vivre les plus belles comme les plus moches histoires d’amour, les plus courtes comme les plus longues, les plus faciles et les plus chaotiques. Autrement dit, je ne crois pas que l’intensité de mon désir de partage augure positivement ou négativement la qualité de la relation puisque cela m’a permis de vivre le pire comme le meilleur.
Je peux me tromper, bien sûr, et j’accepte l’idée que l’autre ne soit pas prêt, désireux, armé pour vivre les choses de la sorte. Je ne dirai pas « tant pis, je suis comme ça », puisque je consacre une bonne partie de ma vie à gagner en équilibre de manière à mieux adapter mes attitudes et sentiments afin d’être bien avec l’autre sans chercher à le changer ou, si cela ne fonctionne pas, ne pas souffrir de ce qui me serait désagréable.
Mais je sais aussi que si je suis amoureuse, ce n’est pas pour attendre que ce soit le bon moment tant la notion est hypothétique. Je n’ai pas envie de brider mon désir, mes partages, car je crois que l’amour entretient l’amour, et non qu’il serait au départ en une certaine quantité qu’il faudrait craindre d’épuiser. Je veux être une amoureuse tout en joie, tout en fête et tant pis si cela ne dure qu’un printemps ; l’été sait aussi proposer ses périodes de canicule.

Envoyer un commentaire

 

 

 

Vous pouvez utiliser ces balises HTML

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>