Décroissance @28

0730-cecyleJ’utilise de plus en plus souvent le mot « révolution », moi qui n’ai pourtant jamais été adepte du Grand Soir, et ne le suis pas. Et je sens bien que le mot choque, tant on lui associe le feu, le sang, le chaos, avec très souvent un régime autoritaire, voire totalitaire, à suivre. J’ai pourtant envie de l’utiliser, comme je l’ai fait l’autre jour, au Séna sur le racisme auquel j’ai participé. L’assemblée cherchait des solutions pour lutter contre le racisme ; j’ai donc proposé la révolution, considérant que le racisme est intrinsèque à l’ordre tel qu’il est aujourd’hui établi. Je m’en suis déjà souvent expliquée, par exemple ici.
La révolution donc, que je n’envisage pas comme synonyme de violence parce qu’il s’agit avant tout de changer d’ordre, déconstruire celui existant pour mettre en place un autre qui mette en valeur les personnes, dans une juste répartition des richesses, un ordre justement qui ne serait pas empreint de violence sociale, économique… Et la révolution peut se faire en douceur, doit se faire en douceur car comment concevoir un monde moins violent si on l’accouche dans la douleur ?
Je prône donc la révolution, en effet, révolution qui commence par nous, notre relation au monde et aux autres… Nous devrons renoncer à nos privilèges (autre expression politique que j’aime bien) économiques, sociaux, culturels, nous mettre à la désobéissance civile, adapter nos comportements individuels et collectifs aux valeurs que nous défendons. Cela peut prendre du temps, c’est certain, ce d’autant qu’il va falloir convaincre chacun de la nécessité de faire des choix. Mais qu’importe le temps que cela prendra ! L’essentiel me semble d’engager une action politique de fond qui se pense en tant que faiseuse de désordre.
Ça vous tente ?

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