Pauvres chéris ! @4

OtagesLe jour où les quatre otages français ont été libérés du Niger, je regardais le JT de France 2. Très vite, j’ai été agacée par les questions du journaliste aux « proches », femmes, enfants, parents… Du partage d’émotion, on est très vite arrivés à un voyeurisme sans intérêt, avec une question récurrente, posée plusieurs fois sous des formes différentes, « Ça vous fait quoi, cette libération ? »
Là, j’ai imaginé qu’un jour un parent d’otage se rebelle.
— Mais qu’est-ce que vous croyez ? Que je me réjouis de sa libération ? Mais ça fait trois ans qu’enfin j’étais tranquille, délivrée du devoir conjugal dopé au Viagra, des corvées ménagères et des contraintes familiales, que je pouvais faire ce que je voulais de ma vie avec ma maîtresse et mes deux amants, et voilà qu’il faudrait que je me cogne de nouveau ce mari que je n’aime plus depuis si longtemps ? Je ne peux l’imaginer et si le président, qui a l’air si content, pouvait le garder avec lui… Vraiment, cela me ferait plaisir.
Ah, la tête du journaliste. J’en rêve.

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