Annonces @13

En mai dernier, j’ai mis en vente mon appartement. D’abord, je suis passée par une seule agence, puis au bout de près de deux mois, j’ai mis une annonce sur le site de référence de vente aux particuliers avec la mention habituelle « Agences s’abstenir ». Bien sûr, j’ai eu bien plus d’appels d’agences que de particuliers.
Pour l’une d’elles, la personne en ligne a commencé par me dire qu’elle reconnaissait l’endroit, car son agence est juste en face. Comme je pensais confier des mandats à une ou deux agences du quartier, et que c’est la plus près dans la rue, je lui ai dit que l’on pouvait se voir. Un rendez-vous a été fixé l’après-midi même, un mercredi de début juillet.
La directrice est arrivée avec son assistante, puis une commerciale est venue ensuite. C’était l’ensemble du personnel de l’agence. La directrice est une jeune femme jouant de son physique, de son sourire et présentant le profil type d’une commerciale du plus pur jus. Tout son discours vise à gagner de l’argent, toute phrase a son utilité. Sa commerciale est une femme plus âgée, s’intéressant plus aux gens et à leur trouver une place qui leur conviendrait. Ces différences donnent lieu à des échanges où on sent poindre l’agacement de la première contre le côté « old school » de la seconde.
Dès ce premier rendez-vous où le mandat est signé, la directrice a quelqu’un en tête. Elle va jusqu’à dire que ce pourrait être la vente la plus rapide qu’elle ait signée, elle se voit déjà touchant sa commission. Elle pense à une personne qui cherche depuis plus d’un an et a déjà visité de nombreux lieux. À chaque fois quelque chose ne va pas, mais mon appartement correspond à tous ses critères. Le caractère de la cliente semble bien difficile à gérer, son insatisfaction semblant pénible à supporter pour les trois femmes de l’agence face à moi. Une visite est organisée en urgence le jour même. Le lendemain, la directrice m’appelle pour m’annonce que la personne a aimé, a passé trente minutes à l’agence pour parler de l’appartement, et on fixe un rendez-vous pour que le mari visite à son tour le lendemain, même si ce n’est pas lui qui décide au final. Cela se cale donc.
Le jour dit, l’agence m’annonce que comme les clients partent en vacances le lendemain, la cliente ne veut pas avoir à se décider tout de suite, donc c’est annulé. J’ai suivi à distance l’emballement du personnel de l’agence. Elles y croyaient. Au final, ce n’est pas cette agence qui arrivera à vendre l’appartement. Mais, il y aura d’autres péripéties avant d’en arriver là.

Envoyer un commentaire

 

 

 

Vous pouvez utiliser ces balises HTML

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>