Salade @3

Au supermarché, il y avait des barquettes d’abricots à 2 euros. Les pommes les moins chères étaient à 2,29 euros. Je me suis donc décidée pour les abricots, ce d’autant que je sature un peu des pommes et des oranges. Toutes les barquettes restantes (une vingtaine) contenaient au moins un abricot bien abîmé. J’en ai choisi une qui m’allait, considérant que même avec un abricot ou deux abîmés, cela restait bon marché.
Juste après que je me suis servie, deux employées du magasin sont arrivées, ont commencé par rassembler les barquettes restantes et ont décidé que « C’est tout pourri ! » Elles les ont aussitôt retirées du rayon. Pourquoi ne pas les avoir baissées à 1 euro ? J’en aurais pris trois barquettes et fais des confitures, et d’autres consommateurs auraient considéré avec moi que l’abricot pourri justifiait ce prix bradé.
Sans doute que c’est très compliqué de changer un prix pour vingt barquettes d’abricots… Sans doute que des abricots à 1 euro auraient « cassé le marché »… Sans doute que… Sans doute qu’il va bien falloir se poser la question de notre consommation si l’on ne veut pas finir comme des bisets à manger dans les poubelles !

47 réflexions sur « Salade @3 »

  1. Pascale

    Chez Simp…, les pas pourris : 1,93 €/kg (d’Espagne), 2,42 €/kg (de France). Ton supermarché ne voulait peut-être pas se rabaisser 😉 Dans quel monde vivons-nous !

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    1. Cécyle Auteur de l’article

      Chouette ! Je devais justement aller chez Simp… aujourd’hui ! 😉 Je vais donc manger des abricots pas pourris.

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  2. salanobe

    Même dans les grandes surfaces, les prix se négocient. Vous pouviez toujours faire une proposition.
    La solution (la mienne en tous cas), pour une consommation plus raisonnable, ce n’est pas de consommer plus pour pas cher mais moins et mieux pour un prix acceptable pour l’acheteur comme le producteur et éviter d’acheter des abricots espagnols alors que l’on en produit en France.

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    1. Cécyle Auteur de l’article

      Dans le magasin en question, on ne négocie pas.
      Quant à acheter moins et plus cher… Je n’en ai malheureusement pas les moyens. Ce sont les distributeurs qui font leur marge, quel que soit le prix que je paie. Je n’ai pas accès aux producteurs eux-mêmes, à part ceux des Amap qui prennent les Parisiens pour des pigeons.
      J’achèterai donc les abricots espagnols car le producteur français ne va pas récupérer les 0,50 euros que je paierais en plus. Et puis, sont sympas aussi, les Espagnols ! 😉

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      1. salanobe

        Ils sont sympas les Espagnols ? Vous ne connaissez pas ma mère ! 😉
        C’est vrai que je démarre à chaque fois au quart de tour, sans prendre en considération le fait que vous vivez (et consommez) à Paris.
        Je comprends que la différence de point de vue vienne de là mais j’ai du mal à imaginer qu’elle soit aussi marquée.
        J’ai un budget alimentation très bas, tout en mangeant essentiellement bio ou production locale mais je mange très peu de viande, plutôt des céréales, légumineuses, légumes et rarement des produits transformés.
        Alors, tant pis ! Vous mangerez des abricots sans goût, ramassés par des travailleurs Africains ou Roumains sous-payés, transportés par des chauffeurs qui dépassent le nombres d’heures de conduite autorisées dans leurs camions polluants.
        J’en fais trop, là ? 😉

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        1. Cécyle Auteur de l’article

          Parce que les abricots français ont du goût et ne sont pas ramassés par des travailleurs étrangers sous-payés et transportés par des chauffeurs… Vous me surprenez !! 😉 Blague à part, je n’ai jamais trouvé à Paris un abricot digne de ce nom quel que soit son prix et sa provenance. Pour le coup, je les mange le plus souvent cuits, les pèches aussi. Sinon, cela ne passe pas.
          Un petit hommage à ces travailleurs que j’ai bien connu… ici.

          Avant de lire votre réponse, je m’étais dit que j’allais cet après-midi faire mes courses et que j’allais noter les prix « import » et « France ». J’ai du temps aujourd’hui, je vais le prendre… Cela sera l’occasion d’un nouveau billet ! 😉

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  3. salanobe

    Il y a moins de travailleurs étrangers clandestins en France (au moins dans le sud-ouest), qu’en Espagne (Andalousie et province de Valencia) et le transport est forcément moins polluant quand il est plus court.
    Et en France, les employeurs agricoles ne trouvent pas suffisamment de salariés français alors qu’en Espagne les salariés espagnols n’ont plus de boulot.
    Si vous faites un billet avec les prix « import » et « France », par curiosité, je vais noter cette semaine les prix des fruits et légumes pour comparer les prix « chez vous », « chez moi »

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    1. Cécyle Auteur de l’article

      Je ne crois pas une seconde qu’il y ait moins de travailleurs clandestins en France qu’en Espagne… Mais ce n’est qu’une intuition ! 😉
      Ça marche pour le comparatif des prix ! Je vous donnerez la liste tout à l’heure de ce que j’ai acheté. On pourra revendre le test à Que Choisir ! 😉

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    2. Cécyle Auteur de l’article

      Voici donc mes emplettes du jour.

      Ce que je n’ai pas pris :
      * Melon, France, moyen calibre : 2,50.
      * Haricots verts, France, gros comme le petit doigt : 4,75.
      Et il n’y avait plus d’abricots.

      Pour le reste …
      * Courgette : Esp 1,35 / F 1,70
      * Tomates en grappe : Esp 1,74 (barquette) / F 2,05 (sachet)
      * Carottes : Esp (vrac) 1,45 / F (sachet) : 1,00
      * Golden : Afrique du Sud (sachet) 2,00 / F 2,20
      * Banane : Suriname (sachet) 0,89 / Antilles (vrac) 1,50
      * Pèches jaune : Esp (barquette) 1,99 / France (vrac) 3,30
      * Batavia : F 1,20
      * Poireau : F 2,50
      * Navet : F 1,99

      J’estime mon économie à 2,20 euros pour cette fois (mais mon hard discount est fermé ! 😉 Je retourne faire des courses vendredi.

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  4. Pascale

    Allez, je mets mon grain de sel, puisque, après tout, c’est moi qui ai suggéré les abricots espagnols (bien que je ne les achète pas moi-même). Je vais donc vous aider pour les comparatifs de prix. Chez Biocoop, où j’ai acheté de délicieux petits abricots, presque aussi bons (mais pas encore ceux dont j’avais l’habitude dans notre abricotier de La Ciotat), je les ai payés plus de 3 € les 500 g, soit environ 6,40 le kilo ! Mais je ne regrette pas mes sous, car la saison est courte et j’adore les abricots nature.
    Même si j’évite d’acheter des produits ramassés par des personnes sous-payées dans la mesure où je peux le savoir, je suis d’accord avec Cécyle pour penser que nous avons autant de travailleurs clandestins en France qu’en Espagne. Idem pour l’Italie… Et franchement, je ne ne suis pas convaincue que ce soit eux qui piquent le boulot des autochtones (en Espagne ou ailleurs)… C’est peut-être tout le système économique qui serait à revoir, car on marche vraiment sur la tête ! Quant aux Amap, oui, beaucoup ont franchement tendance à prendre les citadins pour des abrutis. Mais elles auraient tort de s’en priver puisque ça marche. Il y a suffisamment de bobos par chez nous.

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    1. Cécyle Auteur de l’article

      Merci pour le grain de sel !
      J’avoue que je suis incapable d’acheter des abricot (ou tout autre fruits à part les fruits de la passion) à ce prix-là. Je préfère me passer d’abricot. Ce d’autant que l’on ignore également qui a ramassé ceux-là ! 😉

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    2. salanobe

      Je crois que tout travailleur « au noir » (étranger ou autochtone), pique le boulot d’un travailleur déclaré (étranger ou autochtone). Je n’ai rien contre les travailleurs étrangers qui bossent de manière légale, d’ailleurs je n’ai rien non plus contre les travailleurs clandestins (ce sont les premières victimes de ce système) mais plutôt contre leurs employeurs.

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      1. Cécyle Auteur de l’article

        Le problème dépasse bien sûr les situations individuelles. Et les employeurs sont, à mon sens également, les premiers responsables… et le système économique avec eux. Et mon mode de consommation itou ! 😉
        Comment casser la spirale… ? Ce me semble toute la question.

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        1. Locks971

          Cultiver soi-même ! Même à Paris. Même si c’est un simple et unique plan de tomate dans un pot devant une fenêtre (comme plante d’intérieur)… Ou sur les toits des immeubles comme certains le font déjà… Ou en faisant main basse sur les espaces verts ornementaux des immeubles.
          C’est bon pour l’air, c’est bon pour celle qui cultive, et il paraît que c’est même meilleur que la culture intensive aux engrais et pesticides (d’après une étude qui a comparé la quantité de produits chimiques sur la peau de légumes cultivés à Paris avec ceux cultivés en Province dans des champs « traditionnels »).
          Et c’est un acte de résistance au lobbying des semenciers !
          Bon, j’avoue, pour les abricotiers c’est plus délicat, mais j’essaierai lorsque je serai à Paris… De planter des noyaux d’abricot partout où je peux. Et si un jour vous en voyez un pousser, vous saurez que je suis passée par là 😉

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          1. Cécyle Auteur de l’article

            Vous n’allez pas le croire mais je suis à l’initiative, avec mon amicale de locataires, d’un jardin partagé au beau milieu des HLM, sur une dalle de parking ! Nous avons 70 m2, avec seulement dix parcelles individuelles. Le reste est jardiné collectivement.
            Je ne participe pas au jardinage, sauf pour les gros travaux. Je m’occupe surtout de la gestion administrative. J’ai parfois droit à un peu de salade, des haricots verts, des betteraves… Je me régale !
            Chez moi, j’avais à une époque une jardinière de salade, herbe et d’aillasse. En ce moment, j’ai un pot de basilic. L’hiver, je fais germer des graines pour pallier le prix des salades. Ma cuisine est mal foutue et impossible de mettre quoi que ce soit en extérieur. Mais si j’avais un balcon…
            Je vous laisse observer la photo de ce billet (ici) pour savoir de qui je tiens ! 😉

          2. Locks971

            Oh mais je vous crois volontiers. Milite un jour, milite toujours et pour tout ce qui est juste et en vaut la peine ! 😉

            Le fruit ne tombe jamais bien loin de l’arbre, cela se confirme… Si comme pour vous, nos enfants en grandissant prennent l’habitude de jardiner, même un tout petit peu, alors j’aurais de quoi être heureuse ! 😉

  5. salanobe

    Prix €/kg, dans un magasin « c’est pas cher » où j’ai trouvé plus de fruits et légumes d’origine France que autre.

    Haricots verts Maroc : 2,99
    courgettes : Esp filet 0,90, vrac 1,69/ F 1,99
    tomates grappes : Esp 1,99/ F 1,69
    carottes : F barquette 0,85
    golden : F sachet 1,50
    banane : Martinique 1,49
    pêches jaunes : Esp 2,50
    batavia : F 0,90 la pièce, 1,50 les deux
    poireaux : F 1,99
    navets : F 1,99
    Dans l’ensemble, mes courses françaises sont moins chères que vos courses espagnoles qui sont moins chères que vos courses française.
    Résultat des courses : Il fait bon vivre dans le sud-ouest. 😉
    Je regarderai vendredi tout en production locale. Des producteurs du coin se sont regroupés pour faire de la vente directe dans un local commun.

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    1. Cécyle Auteur de l’article

      Cela fait rêver… 😉

      Je suis passée dans un « supermarché » bio, appartenant à une chaîne nationale. J’ai noté à la volée, tout en origine France :
      * Courgettes : 3,29
      * Tomates en grappe : 4,49
      * Pèches (pas mûres) : 8,29 (j’ai relu 3 fois)

      J’attends donc le verdict des producteurs !

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      1. salanobe

        Verdict des producteurs, toujours prix au kilo.
        Melon : 1,90
        Courgettes : 1,60
        Tomates (noire de Crimée, grappe, ananas ou cœur de bœuf) : 1,60
        Carottes : 1
        Pêches jaunes : 2,50
        Batavia : 0,50
        Poireaux : 2,50
        Ce sont des producteurs des Landes, Gers et Lot et Garonne. On ne trouve que des fruits et légumes de saison, mûris au soleil, le local n’est pas climatisé et les produits ne sont pas réfrigérés (sauf les yaourts, viandes, lait).
        Les prix sont en général nettement moins chers qu’en grandes surfaces et c’est de la vente directe.
        Ça me paraît aberrant que ce mode de commercialisation ne soit pas plus souvent employé par les producteurs.

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        1. Isabelle

          Salanobe : Gros grizzli arrive avec un gros cabas et Caddie vient avec des cousins. Ils ont la liste de courses pour les Parisiennes 😉

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        2. Cécyle Auteur de l’article

          Et vous avez le Wifi dans vos contrées reculées ? On pourrait venir s’installer, avec toute la bande, bien sûr ! Si vous avez un peu de place… Attention ! ça fait du monde ! 😉
          Mon seul souci sera le transport pour aller faire mes courses chez ses producteurs…

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          1. salanobe

            Nous avons le Wifi. Quand vous dites vous installer, vous voulez dire tout au plus pour une semaine de vacances ?

          2. Isabelle

            Nan, je te suis en vélo ! Petit Mouton préfère le maillot jaune à la bouée canard quand il est en vacances.

          3. Cécyle Auteur de l’article

            Non, je m’installe ! Je prends Caddie et mon ordi, je solde mon bail et hop ! À moi les p’tites salades à 50 centimes ! 😉

  6. salanobe

    Ah ! 😉 Vous êtes sûre qu’une économie sur le prix des salades vous aiderait à endurer la promiscuité avec ma meute de chiens et de gosses ?
    Isabelle, avec la chaleur qu’il fait, ça pourrait être plus agréable à la nage.

    Répondre
      1. Cécyle Auteur de l’article

        Les enfants me semblent plus compliqués à gérer que les chiens même si je préfère user de Dolto que des morsures ! Et que ne ferais-je pas pour une salade à bon prix ? 😉

        Répondre
        1. salanobe

          Ben, dites donc ! Je ne pensais pas qu’une salade puisse être autant motivante. Allez ! Je ne résiste pas au plaisir de vous faire rêver : J’ai un potager et des arbres fruitiers. Hummmm ! 😉

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          1. Cécyle Auteur de l’article

            Ouh là là !! Trop bonheur ! ;-))
            En plus, je suis la reine de l’épluche ! 😉 Quand j’étais petite, on faisait les grapilles et maman achetait en saison tout ce qui était en promo. J’adorais éplucher, dénoyauter, … J’y passais des heures. J’apporte mon couteau d’office ? 😉

            J’y pense. Peut-être avez-vous la réponse à la question qui termine cet article du LexCy(que), ici ?

          2. Cécyle Auteur de l’article

            Ca y est ! 😉 Le lien y est. . (Faut que je passe par l’admin ; cela me prend quelques secondes.)

          3. salanobe

            Non, désolée. Je ne sais pas comment s’appelle le bout du haricot vert. Personnellement, je les équeute.

          4. salanobe

            Et oui, apportez votre couteau. Vous ne croyez pas que je vais vous éplucher, dénoyauter… les fruits et légumes.

          5. Cécyle Auteur de l’article

            J’apporterai donc mon couteau et mes bocaux pour les conserves ! Et nous deviserons d’équeutage… un truc de lesbiennes radicales, bien sûr !! 😉

          6. salanobe

            D’accord mais vous resterez loin de mes chiens ! J’ai vraiment besoin qu’ils gardent tous leurs bouts.

          7. salanobe

            Et voilà ! On ne vit même pas encore ensemble, que déjà on parle de concessions. Vous devriez peut-être réfléchir encore un peu avant de faire vos valises et rendre votre appartement.

          8. Cécyle Auteur de l’article

            Vous avez raison… Les choses se gâtent si vite (comme les fruits du verger) ! Je vais devoir aller chercher ma salade au magasin. Elle sera chère et moche. Misère !!

          9. salanobe

            Vous êtes bien pessimiste. Je suis sûre que vous pouvez tomber sur une offre spéciale de salades belles et croquantes. Et puis, les salades « fermières » sont souvent un peu mangées par les limaces, avec de la terre dessus…
            Bonne journée à vous. Après tout le travail que je n’ai pas fait ce matin, j’ai besoin de sortir du bureau.

          10. Cécyle Auteur de l’article

            Il n’y avait même pas de salade… Je me suis rabattue sur un concombre hollandais à 1,20 euros. Ah ! le hollandais. Cher et fade à la fois ! 😉

            Bonne soirée à vous !

    1. Isabelle

      Promis, j’offre à Petit Mouton une nouvelle bouée canard pour tenter de le faire changer d’avis (c’est lui qui décide !) Il pourra garder son maillot jaune dans l’eau, ça peut sècher vite par chez vous, non ?

      Répondre

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