Route @7

Dans le cadre de mes activités au sein de mon amicale de locataires, j’ai été amenée à signaler à la mairie quelques problèmes de voirie dont un nid-de-poule dangereux sur un passage piéton. Quelques semaines plus tard, dès 6 heures 30 du matin, des travaux ont été engagés : décollement des bandes blanches, mise à plat du bitume, pose de nouvelles bandes. À midi, tout était plié.
Dans l’après-midi, je croise mon gardien. Je lui fais remarquer que les travaux ont été réalisés après intervention de l’amicale.
— C’est réparé n’importe comment, madame Djoung, cela ne va pas tenir.
— Ah ? Je vais envoyer un mail alors.
J’ignore pourquoi c’est « n’importe comment » ; je n’entends pas grand-chose aux affaires de voirie et je trouve le passage piéton assez joli. Je fais donc un mail à la mairie, pour les remercier pour les travaux, sans autre commentaire.
Ma-Jeanine m’expliquera le lendemain que la réparation a créé plus de trous et de bosses qu’il n’y en avait auparavant. Je n’en fais pas pour autant part à la mairie, convaincue que les ouvriers connaissent leur travail et que les récriminations ne sont pas forcément fondées.
À peine une semaine passe et là, à 6 heures 30, c’est un marteau-piqueur qui me réveille ! Il découpe le passage piéton. Toute la journée, les ouvriers s’activent. En fin d’après-midi, le passage piéton est refait à neuf. Mon gardien et ma-Jeanine devaient donc avoir raison… Quant à l’efficacité de cette réclamation que je n’ai pas faite ; j’en reste baba !

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