Vérité syndicale @6

En sortant de chez moi mercredi 1er mai afin de me rendre à la manifestation de l’intersyndicale, j’ai constaté que la supérette en bas était ouverte. Un 1er mai ? Oui, un 1er mai, fête du Travail et journée de revendications. Et nous étions en début d’après-midi, donc plus sur une ouverture matinale culturellement admise pour les commerces de bouche.
Et ça m’a mise en rogne. Comment peut-on espérer que les choses vont s’améliorer en visant toujours plus de consommation et, par lien de cause à effet, une détérioration des conditions de travail, donc du lien social ? Ah ! bien sûr, les personnes sont payées double, ont des « récup’ »… Pour combien de temps ? Et combien sont véritablement consentantes ?
Alors, si vous voulez changer le monde, si vous pensez que la consommation n’est pas la solution à la crise, si vous aspirez à moins de violence sociale, je vous invite à ne pas sacrifier notre avenir sur l’autel du paquet de yaourts qui manquerait un dimanche, un soir après 19 heures ou un jour férié dans votre réfrigérateur. Il ne sera que meilleur le lendemain.

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