Question @2

Je participe au programme Nutrinet santé et me soumets aux questionnaires souvent laborieux et dont parfois la logique m’échappe. Mais je m’y applique, car je pense la cause juste. Et fais de mon mieux.
C’est ainsi que j’ai rempli un questionnaire sur l’allaitement. Il s’agissait de savoir si j’avais été nourrie au sein de ma mère (oh ! oui), combien de temps (je l’ignorais) et autres questions sur le pourquoi du comment cela s’est passé. L’une d’elles m’a laissée perplexe : « Êtes-vous née en bonne santé ? » Ben oui ! Mais, ne suis-je pas née albinos ? Ben si… Et c’est une maladie, l’albinisme. Ben oui ! Mais alors, je n’étais pas en bonne santé… Ben si, quand même. Pourtant, la bigleuserie, la sensibilité au soleil ?
J’ai fini par répondre que je ne suis pas née en « bonne santé » puisque malade. Et j’ai précisé dans le commentaire final que j’étais née avec une maladie génétique invalidante… en me disant que, toujours « quand même », l’invalidité n’est pas (forcément) une cause de « mauvaise santé ». C’est décidément bien compliqué, cette affaire.
« Malade : Dont la santé est altérée ; qui souffre de troubles organiques ou fonctionnels » dit le Grand Robert. Albinos, je suis donc malade, par nature, et si ma santé est « altérée », elle n’est également pas « bonne », par nature, itou. Et de préciser dans son article « Santé », « En bonne santé, dans un état de santé harmonieux, sans maladie. » Il semble donc incontournable, pour mon dictionnaire préféré, que je ne suis pas en « bonne santé », et que je serais même en « mauvaise santé » puisqu’il renvoie cela illico « malade ».
Dont acte. Ma réponse à Nutrinet était la bonne. Et pourtant… Ne suis-je pas en bonne santé ? C’est en tout cas comme cela que je le sens. Verdict ? Je ne sais pas…

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