Va chez l’gynéco @9

« Allô docteur » (France 5) du 26 février 2013 était consacré à la « ménopause précoce ». Entre autres reportages, une jeune femme de 32 ans témoigne des aspects psychologiques de cette forme de dérèglement hormonal.
— Le plus dur, c’est de ne pas avoir de règles. Je ne me sens plus être une femme. (Je cite de mémoire, l’idée avant tout.)
Cette phrase m’a renvoyée dix ans en arrière quand ma gynécologue m’a proposé un traitement hormonal capable de traiter les symptômes invalidants de mon syndrome prémenstruel. Elle a précisé, une pointe de gravité existentielle dans la voix.
— Vous n’aurez plus vos règles. Cela peut vous déranger.
Ne plus avoir mes règles, me déranger ? Quelle drôle de question !
Devant mon incrédulité, elle a insisté.
— Les règles, c’est l’expression de la féminité. Beaucoup de femmes ne se sentent plus femmes quand elles ne les ont plus.
J’ai dû lui répondre quelque chose comme « Je ne place pas ma féminité au niveau de mes règles. », sans doute sur un ton un peu péremptoire tant, vraiment, la question me semblait incongrue. Et me semble toujours incongrue… Les règles, je les associe à deux choses : à la douleur et à la maternité, deux « maux » (oui, des guillemets, quand même, pour la seconde) qui m’ont toujours semblé attentatoires à ma liberté de femme. Alors pensez, ne plus avoir mes règles ! Oui, c’est une liberté que je chéris.
Et ma féminité, alors ? Je l’ai longtemps refusée, refoulée, confondant volontiers l’identité personnelle et l’identité sociale : je ne voulais pas être une mère, ni une épouse, ni une sœur, ni un objet sexuel dans la société patriarcale (oui, dès 13 ans déjà !) et les « attributs masculins » (le pouvoir, l’indépendance, les pantalons, boire sa bière à la bouteille, fumer, etc.) m’ont toujours paru plus chouettes que les « attributs féminins » (la soumission, se raser les jambes, avoir ses règles, porter des jupes, boire sa bière en cachette, etc.). Et le jour où je me suis sentie femme, dans mon corps, dans mon être, c’est celui où j’ai fait l’amour avec une femme. Elle est là, ma féminité, au cœur de mon désir lesbien et de mon plaisir ; et là, je la revendique. Je la distingue donc désormais de ma « féminité sociale » (mon « genre ») qui fonde mon engagement féministe sans jamais oublier chaque soir de prendre la petite pilule rose qui me libère de la contrainte génitale.
Je ne porte évidemment pas de jugement de valeur sur l’association faite par beaucoup de femmes (je le sais désormais) entre « féminité » et « règles » même si je ne la comprends toujours pas. Vous m’expliquez ?

43 réflexions sur « Va chez l’gynéco @9 »

  1. Louise

    Bonjour Cécyle, alors pour les explications quelques pistes : dans certaines cultures, quand vous avez vos règles, vous quittez le monde de l’enfance pour intégrer celui des adultes, d’inutile vous devenez utile car apte à procréer donc, vous existez (J’ai mes règles=j’existe en tant que…)
    Personnellement, je n’ai jamais considéré les règles comme une marque de féminité mais plutôt comme une contrainte, car certaines activités ne sont pas évidentes avec (à l’époque, les tampax c’était un fantasme, un concept pas une réalité, vous allez croire que j’ai un âge certain mais pas tant que ça puisqu’encore concernée par le sujet).
    La féminité ne se situe pas là, du tout, mais dans la manière dont on se vernit les ongles… ça va pas plus loin 🙂

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  2. Véronique

    Je suis en plein dedans, je ne les ai plus, je les ai, je suis contente et je suis contente aussi de leur retour c’est vrai, on a tellement de souvenirs ensemble… Bah ! Peut-être que je vais me mettre au vernis à ongles 😉

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  3. clau

    Expliquer… !!! J’mets ma blouse, ça fait plus sérieux 😉
    Règles et « féminité »…, cela vient des changements qui s’effectuent de notre corps lors des premières menstruations (c’est beau non !)
    Le moment où l’on quitte sa peau d’enfant ado pour entrer dans celle d’une jeune et jolie fille, puis d’une jeune femme.
    Et paf, on a soudain en nous cette féminité…
    Perso, je pense que malheureusement la « féminité » dont « nous » parlons, c’est celle qui nous permet de devenir mère… Aïe, aïe, aïe !

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  4. Louise

    Oui, « l’existence » d’une femme, au niveau de la société, a une durée de vie très courte puisqu’elle ne concerne que sa période de fertilité c’est-à-dire de la puberté à la ménopause. En dehors de cette période, « la femme » ne semble plus exister, la « société » ne la considère pas ou plus.
    D’une manière générale, pendant cette période nous avons des enfants (avant, c’est trop tôt, après, c’est trop tard, sauf la fameux « petit de la ménopause » redouté par nos grand-mères).
    Personnellement, je ne me suis jamais sentie femme en dedans dans la mesure ou j’ai longtemps été persuadée être un garçon. J’ai dû accepter ce statut de femme non sans une certaine colère (le moins qu’on puisse dire c’est que les responsabilités inhérentes à la fonction de femme ne me plaisaient pas du tout surtout dans la société dans laquelle j’évoluais alors). Donc, j’ai pris « mon » rôle et au jour d’aujourd’hui, je ne sais pas encore vraiment ou je me situe. Je suis différente en fonction de la personne avec laquelle je suis (homme ou femme) mais jamais vraiment moi.
    Pour rejoindre Cécyle, je me suis approchée de cette sensation « de me sentir femme » lorsque j’ai fait l’amour à une femme pour la première fois et lorsqu’un homme m’a fait l’amour pour la première fois (en fait, j’étais plutôt passive dans les deux situations donc quand l’un et l’autre m’ont fait l’amour, pas le même jour).
    C’était assez merveilleux comme sensation, un peu comme si on m’avait donné la clef d’un vaste domaine…

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  5. Cécyle Auteur de l’article

    Je vous rassure d’emblée Louise pour les tampons ; j’ai su que cela existait, j’avais passé 20 ans.

    On est donc bien d’accord que les règles sont liées à la capacité à procréer. Il y avait dans les années 70 un slogan genre « Je ne suis pas un ventre »… Je ne sais plus ! Allez ! J’ose : ma devise du jour « Ni trou, ni ventre ; vive l’aménorrhée » ! 😉

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  6. Fabienne

    Faut il vraiment lire les règles SEULEMENT comme symptôme ou signe de féminité ? Pour moi c’était un nouveau monde les règles. Avec de nouvelles règles justement, autrefois : ne pas manger de glace, ne pas aller à la piscine… s’inventer des histoires, faire des recherches pour poser le fameux tampon, faire des découvertes.
    Et puis quand je les ai, quelque chose se dénoue (et c’est pas le fait de savoir que je n’ai pas de bébé). Peut-être la fin de ce syndrome prémenstruel. J’aimais bien le rythme régulier, le cycle, ça me rappelle que je suis reliée à la lune, au temps. Le côté sang aussi. Mais bon, je suis un peu bizarre peut-être.
    Et maintenant, je commence à ménopauser ! Alors ça, ça m’ennuie. Bien sûr c’est encore, une marque du féminin. C’est aussi une marque de mon âge, peut-être d’ailleurs surtout, car depuis longtemps j’ai cessé de poser du vernis sur mes ongles, du fard sur mes paupières…
    Les règles, la ménopause ça me rappelle que le temps passe.
    Et que ça fait partie de la vie. Par contre les traitements hormonaux, très peu pour moi.

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    1. Cécyle Auteur de l’article

      Je n’avais en effet pas envisagé les choses sous cet angle. Le « cycle »… Le temps. Le mien (de cycle) était d’emblée chaotique, et particulièrement douloureux. C’est sans doute pourquoi je n’ai pu m’y attacher moi qui suis pourtant si attachée au temps.
      Merci de l’idée ! 😉

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  7. Louise

    Cela va très certainement vous intéresser : j’ai été amenée à fréquenter plusieurs gynécologues à titre professionnel et au cours d’une discussion nous avons parlé des règles, de leur incidence dans la vie d’une femme, de leur symbolique, etc.
    Certaines gynécologues avaient une théorie très intéressante de mon point du vue où les règles étaient le reflet de l’histoire familiale des femmes (tout comme la manière de vivre sa grossesse ramenait à la manière dont la procréation était perçue dans la lignée de femme correspondant).
    Du coup, j’avais « analysé » ma lignée et sa perception de la féminité/des règles (je suis remontée jusqu’à mon arrière grand-mère) et c’était très « surprenant » pour moi de constater que ma perception n’était autre que le fruit d’un ensemble de perceptions, pour faire simple, je me croyais marginale alors qu’en regard des femmes de ma famille, ma seule originalité était éventuellement mon homosexualité et encore, d’autres m’avaient précédée.
    La douleur qui peut accompagner les règles est souvent interprétée comme une relation conflictuelle avec « sa féminité ».
    Par « relation conflictuelle » on peut également entendre une trop grande sensibilité par rapport aux choses qui nous entourent, au monde… (à la perception de la femme dans le monde en fait, l’inconscient collectif, on parle de égrégore du féminin, vous savez, cette sphère énergétique à laquelle toutes les femmes sont reliées (énergétiquement parlant) et qui recueille toutes nos blessures, nos souffrances, les injustices dont nous avons pu être victimes et le sommes encore pour certaines mais aussi les choses positives, j’ai bien peur que la balance penche du coté « sombre » d’où des menstrues douloureuses).
    Nous pourrons reparler de cette théorie que vous devez très certainement connaitre et peut-être pourriez-vous me parler du féminisme auquel vous faite allusion car cela m’intéresse et j’en ignore tout.
    Bonne journée à vous toutes.

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  8. salanobe

    C’est intéressant et assez surprenant cette « relation » que les femmes ont avec leurs règles. Probablement que « l’histoire familiale des femmes » influence la perception qu’elles ont de leurs règles. La société l’influence encore plus. C’est parce que les femmes sont considérées surtout comme des femelles reproductrices et qu’en dehors de ce statut, elles sont et se sentent dévalorisées.
    Il n’y a pas d’équivalent des règles pour les hommes mais je suis certaine que si ça existait, ils auraient trouvé un moyen de s’en débarrasser, sans que ça leur pose des problèmes existentielles, sans que la société les culpabilise.

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    1. Cécyle Auteur de l’article

      Je suis assez d’accord avec Salanobe (je vais plus loin que ce que vous avez écrit ! 😉 ; pour moi, cette somatisation des symptômes du syndrome prémensturel et des règles est quelque chose que l’on construit pour légitimer au mieux une gêne, au pire des douleurs et désagréments conséquents.
      Je ne nie pas une dimension psychologique à telle ou telle douleur, mais dire que c’est inscrit dans l’histoire familiale ou personnelle, c’est considérer la chose comme « acceptable ». Et pour moi, il n’est pas « acceptable » d’avoir mal. C’est aussi dire aux femmes qu’elles ont une responsabilité dans leurs douleurs alvines ; de là à fabriquer l’idée que ces douleurs sont structurantes de l’identité féminine, il n’y a qu’un pas que notre culture machiste a largement franchi.
      Je considère de plus en plus que le fait qu’il n’existe pas de manière autre de soigner les syndromes invalidants (des règles à la ménopause) par des traitements hormonaux, dont on nous dit régulièrement qu’il sont pathogènes, est un choix politique qui participe activement à l’état de servitude dans lequel la société hétérosexiste souhaite maintenir les femmes.
      Je tiens à l’appui de cette idée tous les progrès faits dans la médecine ces trente dernières années, notamment en matière de traitement de la douleur. Je note également le déclin de la gynécologie non obstétrique, la fermeture des centre IVG, les mises en cause de la contraception, etc. Notre corps ne nous appartient pas encore, pas vraiment. Et je refuse absolument de considérer que ma féminité à avoir avec ça.
      Oui, je m’emballe ! 😉

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    2. Cécyle Auteur de l’article

      Et tant que je suis à m’emballer ! 😉
      Ancien Testament
      Le Pentateuque – Genèse 3 « [16] Il [Le serpent] dit à la femme: J’augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi.  »
      Je sais qu’il faut lire les Écriture avec un certain recul, mais qu’est-ce qu’on l’a entendue, cette phrase-là !! Et elle me paraît mille fois plus structurante de l’identité féminine que l’histoire familiale, qui ne fait que la reproduire.

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      1. salanobe

        La dernière fois que j’ai entendu cette phrase, j’étais en salle de travail, les jambes écartées, en train de supplier qu’on me fasse une péridurale. La sage-femme m’a dit « Pour le premier, vous n’avez pas eu de péridurale ? Tout c’est bien passé ? » Et comme ça a été trèèès long, que mon « petit amour » faisait 55 cm et 4,440kg (Tu parles du plus beau jour de ta vie !), elle m’a dit « vous l’avez voulu, maintenant vous allez enfanter dans la douleur ! ».
        Incroyable ! Elle s’est excusé après. Quand j’ai retrouvé mes esprits et que j’ai pu dire autre chose que « Haaaaa ! Je veux une péridurale ! »

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        1. Cécyle Auteur de l’article

          Les femmes sont souvent les complices les plus actives de leur oppression « de genre ». N’est-ce pas les mères, par exemple, qui éduquent les enfants sans jamais menacer l’ordre patriarcal ?
          Côté soignants, j’ai remarqué que les gynéco femmes sont souvent plus « rustres » dans leurs examens et leurs commentaire que leur collègues masculin, qui peut-être, se sentent moins légitimes à affirmer d’emblée la domination masculine (et comme personne ne la remet en cause, ils ne risquent pas grand-chose à être attentionnés).

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    1. Cécyle Auteur de l’article

      Merci Isabelle pour ces témoignages ! 😉
      Je suis en train d’écouter… et me rends compte que je ne me souviens pas de mes premières règles, sauf que c’est un mauvais souvenir.

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  9. Michele Chazeuil

    Bon, eh bien je ne répondrai à personne, je parlerai de moi, simplement de moi, et peut être à Cécile qui sait déjà (ou subodore ! ce mot est important pour la suite de ce texte) tout ce que je vais dire, je pense.
    J’ai aimé mes règles au point de tout faire pour les prolonger jusqu’à………. 65 ans ! Mais c’était avec la complicité du bon Docteur Monteil-Seurin.
    J’ai dû les avoir, pour la première fois, vers 12 ans. J’étais à Chazeuil, en vacances chez ma mémère Louise. Maman m’en avait dit quelque chose, mais surtout de le dire — si « ça m’arrivait » — à ma grand mère qui elle, me dirait ce qu’il faut faire. Mémère ne s’est pas affolée (donc moi non plus) et est allée chercher des serviettes hygiéniques en tissu éponge (vous devriez bien en retrouver des images sur le net) dans son armoire normande (ou bourguignonne, peut-être). Elle m’a simplement dit de les changer matin et soir, de les déposer dans un seau d’eau qu’elle était allée tirer au puits, et de ne pas me laver pendant 5 jours.
    Et moi, j’ai aimé cette odeur « di femina », elle me grisait, et m’a grisée jusqu’à l’âge canonique sus-cité.
    Mes règles arrivaient ponctuellement tous les 28 jours, presque à heure fixe, je n’ai jamais eu de « symptômes prémenstruels », je n’ai jamais eu mal au ventre, ça ne m’a jamais gênée pour aller à la piscine, car maman ne voulait pas que j’aille à la piscine… tant que je ne saurais pas nager !!! Et, comme j’apprenais à plat ventre sur un tabouret…
    Mais revenons à nos menstruations et aux serviettes en question. Quand elles avaient trempé, macéré, cachées sous l’évier, dans ce seau d’eau, il fallait les sortir (pas de gants en plastique à l’époque), faire un premier lavage sur la pierre d’évier, les savonner, les frotter encore, puis les faire bouillir dans une lessiveuse à champignon (il y en a aussi sur le net) d’où elles sortaient blanches comme neige. Les faire sécher dans le jardin, les repasser, les plier, les ranger. Cette tâche revenait à chaque utilisatrice. J’avais 12 ans et j’ai aimé ça.

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    1. Cécyle Auteur de l’article

      Merci pour ce très joli témoignage, maman (oui, c’est ma maman ! 😉
      Cette histoire de lessive me fait penser que les règles, en tant que sang, et leur odeur aussi, m’ont toujours parue « normale », au sens que je ne trouvais pas ça dégoûtant, au contraire, peut-être… Tiens, un atavisme ! 😉 La matière de l’amer, peut-être… 😉

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    2. Véronique

      Ma mère appelait ça les culottes à Charlot… D’ailleurs moi qui détestais repasser, ça j’aimais bien et ce n’était pas du tout compliqué à plier.
      Elles sont arrivées en sport, un matin de février, j’avais 13 ans, je me souviens de ce short rouge bermuda collant et de l’insistance des yeux du prof que je n’ai compris qu’ensuite. Après j’ai dû sans doute renfiler mon pantalon, j’étais très pudique, et encore… ce qui explique le choix du short… Je dis ça parce que la découverte s’est faite à la maison dans les toilettes. J’étais honteuse, je pensais avoir fait « caca » dans ma culotte… Ensuite, et vraiment ma mère me connaissait, elle m’avait expliqué que ça durait plusieurs jours, et moi je me voyais ne plus rien faire durant ces jours, rester le derrière dans un baril… oui ces barils de lessive décorés tout ronds (aujourd’hui il m’en faudrait un pour chaque fesse !)… Alors le samedi elle m’a envoyée à pieds en expédition chez mon grand-père… Il fallait bien ça pour me montrer que j’étais toujours moi durant ces jours. Elle ne m’a jamais expliqué pour les bébés, et au lycée je croyais encore qu’il ne fallait pas faire l’amour quand on avait ses règles sinon on tombait enceinte. Enfin il n’y avait pas trop de risque me concernant. J’ai compris le jour où ma meilleure amie du moment m’a surprise en étant heureuse d’avoir ses règles.

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      1. Cécyle Auteur de l’article

        Oh ! oui. les baril de lessive ronds ! Je les avais oubliés ! 😉

        Merci à vous toutes pour vos témoignages ; je ne pensais pas suscité tant de réactions avec ce billet. Comme quoi, parler des ces « choses-là », on en a besoin !
        « Ces choses-là »… J’en profite pour glisser la touche littéraire. Vous connaissez la locution « en catimini », « En cachette, discrètement, secrètement. » dit le Grand Robert. Eh bien, en voilà l’étymologie : « Fin xive; de catimini « menstrues », xive; grec katamênia « menstrues »; → Cataménial, p.-ê. par croisement avec le picard catimini « chat », de cate « chatte », et mini, autre forme de mine. → Chattemite. »

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      2. Isabelle

        Je me rappelle les cartons de lessive, les ronds et les rectangulaires et cette poudre qui se glissait souvent en dehors de sa boîte !
        Il y avait aussi les cadeaux à chercher…

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  10. Lili

    Je me permets d’ajouter mon petit témoignage. 🙂
    J’ai bientôt 24 ans, j’aime les filles et je prends la pillule depuis un an pour échapper aux douleurs des règles.

    La douleur au début (vers mes 12 ans) était très supportable mais avec les années était devenue si forte qu’elle m’empéchait de dormir, une à deux nuits par mois. Parfois me réveillant la nuit. Sans parler des autres symptômes désagréables (que je ne citerai pas) et de l’hypersensibilité qui une fois par mois me faisait verser une larme pour les choses les plus anodines.

    Alors j’ai dû insisté auprès de ma gynéco plusieurs fois pour qu’elle ait la gentillesse de m’en prescrire. Elle me disait que c’était « mauvais » et pas utile si je n’avais pas de partenaire. Sans me dire pourquoi d’ailleurs, juste mauvais.
    Mais après tout si des filles la prennent juste pour s’envoyer en l’air je ne vois pas pourquoi ce serait mauvais que je la prenne pour me sentir bien.

    Voilà depuis je n’ai pratiquement plus mal, je dors la nuit et je ne deviens plus hypersensible. Bref, je suis redevenue normal et en pleine possession de mes moyens. Je n’en suis pas moins féminine (même sans verni).

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    1. Cécyle Auteur de l’article

      Bienvenue à vous Lili sur la Vie en Hétéronomie !

      Merci de votre témoignage et pas uniquement parce qu’il apporte de l’eau à mon moulin ! 😉 Vous avez bien fait de réclamer et vous prescrire des hormone n’est pas une « gentillesse » ; c’est un droit ! Il m’est d’ailleurs arrivée de changer de gynéco plusieurs fois jusqu’à en trouver une qui entende ma douleur et cherche la meilleure solution médicamenteuse !

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  11. Michele Chazeuil

    Bon, puisque vous vous branchez sur la pilule, je me remets à mon clavier…
    Ben c’est pas « mauvais » la pilule, effectivement ! Ça fait pas mourir, ça donne pas des maladies… Je m’explique.
    Je l’ai tout d’abord « prise » parce que je croyais que mon mari y m’aimait plus et que je voulais donc plus d’enfants. J’avais déjà deux petits « Ogino », et j’en avais marre de prendre ma température tous les matins avec mon thermomètre à mercure, que je risquais de me le casser où on le met, parce que je faisais ça en préparant le petit déjeuner. Ben oui, j’avais beaucoup à faire le matin avant d’aller jouer à la maîtresse avec mes 49 bambins en classe unique à Prenois. Prenois. Vous connaissez pas ? Y a un circuit automobile.
    Mais à mon gynéco de l’époque, j’osais pas lui demander la pilule. Alors une bonne copine, Odette, qui vivait au Brassus, en Suisse, m’envoyait ma plaquette superdosée tous les mois par la poste. Ni vu, ni connu.
    Un jour, Odette a eu des remords et me dit : si tu le dis pas à ton gynéco, je ne t’en envoie plus. Alors, je l’ai dit au bon docteur Mitaine, qu’était pas content du tout, mais qui a accepté de me « l’ordonnancer » et de me surveiller.
    De pilule en pilule, je la prends toujours (je peux vous envoyer perso mon âge, mais je refuse de le mettre sur le net, parce que je le fais pas — mon âge !). Pourquoi, je le fais pas mon âge ? Y a plein de facteurs, bien sûr, mais y a aussi la pilule : je suis peu ridée, j’ai pas d’ostéoporose, pas de sécheresse vaginale, pas de douleurs nulle part, un moral au top, une énergie à revendre (mais je revends pas !).

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    1. salanobe

      Vive la pilule ! Heureusement que je n’ai jamais eu à courir dans tous les sens, un thermomètre dans les fesses.
      Etourdie comme je suis, ça m’aurait fait drôle au moment de m’asseoir pour le premier café.

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    2. Lili

      Merci Cécyle et Isabelle ! 🙂
      Une pilule pour ne pas vieillir Michèle… J’ai quand même un peu de mal à y croire. Ne serait ce pas plutôt une chance génétique ? Par contre je me demande quel effet peuvent avoir des années de pilule sur la ménopause …

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      1. Cécyle Auteur de l’article

        J’ai toujours pensé que j’avais beaucoup de chances génétiques ! 😉

        Ceci étant, les débats sur la prise d’hormones dites substitutives jusqu’à un âge, disons, un âge… (j’ai 50 ans et Michèle est ma maman), sont en débat : certains disent que c’est une catastrophe ; d’autres que c’est génial. Le mieux est de se fier au médecin en qui on a confiance et qui sait entendre nos besoin.
        Pour ma part, je prendrai des hormones substitutives, car leur effet sur les symptômes habituels de la ménopause sont réels, et ce, en acceptant les risques inhérents.

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  12. Lili

    En ce qui concerne la féminité, j’ai pensé à vous en lisant cet article (d’ailleurs nombreux sont les posts intéressants sur ce blog) (ici).

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  13. Véronique

    …un âge bariligénique Michèle !

    Je me permets de sourire même si je ne vous connais pas.

    Je m’échappe un peu de la « discussion » mais pas vraiment, parce que la survivante des collègues de ma mère, et survivante ne veut pas dire « n’être pas morte physiquement » me parle encore de cette année de ses 18 ans et de ses 52 élèves en maternelle…et moi, je ne me lasse pas en l’écoutant.

    * Lili je crois comme toi.

    ** Merci Cécyle et Isabelle pour cette hétéronomique échange.

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