Décroissance @18

Lors de courses dans un magasin « bio » avec Cécyle, j’ai malencontreusement mal utilisé le système d’achat de produits en vrac. Des gros distributeurs sont à manier pour remplir des sacs en papier. J’ai donc renversé une certaine quantité de lentilles corail, du plus bel effet sur le carrelage, crissant avec délice sous les pas… Un autre sac, rempli de je ne sais plus quelles graines, était assez mal en point et nous redoutions qu’il ne déverse son contenu pour une belle harmonie des couleurs, mais aussi un gâchis certain. Du coup, à la caisse, nous avons signalé qu’un sachet était fragile. En conséquence, pour chaque sachet que nous avions rempli, le caissier a consciencieusement sorti un autre sac en papier, plus épais, pour envelopper les produits individuellement.
En sortant, Cécyle en en même renforcé un à grands renforts de sparadrap… car, oui, Cécyle transporte du sparadrap dans son sac de sport !
Hum, décroissance… Parfois, je me dis que bio et écolo ne font pas toujours bon ménage.

21 commentaires pour Décroissance @18

  • Cécyle

    Ça, quand on recycle soi-même ses tendons en ligaments, on met la barre très haut ! 😉

  • Louise

    Concernant les produits « bio », ce qui m’a toujours intriguée, ce sont les emballages individuels de certains gâteaux (emballages en plastique ou assimilé). Je ne trouve pas cela très écolo mais qui a dit que bio et écolo allaient ensemble ? Personne dans le fond, c’est nous qui faisons l’amalgame.
    Ce qui peut aussi être intriguant, c’est que certains produits « bio » renferme du sirop de maïs qui est un véritable poison pour l’organisme (je pense à une sorte de pâte à tartiner à base de noisettes mais sans chocolat (ce n’est pas du Nutella), un délice excessivement cher et excessivement toxique (je ne parle pas des adipocytes partant du principe que si on achète ce genre de produits, c’est qu’on a fait un choix).
    Comme quoi, tout ce qui se dit « bio » ne l’est pas totalement. Un agriculteur m’a dit un jour : choisissez les produits Label rouge, le cahier des charge est beaucoup plus complet et sévère que pour les produits « bio » ou tout est encore à faire;ce que je fais désormais tout en lisant avec beaucoup d’attention les étiquettes.

    • Isabelle

      Je suis d’accord que certains emballages ne sont pas toujours très écolos.
      Que sont les adipocytes ? Avec « adipo », je suppose que ce sont des graisses, mais de quels genres ? Et qu’à de mauvais le sirop de maïs ?
      En tous les cas, les étiquettes nous en apprennent beaucoup sur ce qu’il peut y avoir de peu ragoûtant dans certains produits…

      • Cécyle

        Pour le sirop de maïs (même si la source est forcément sujette à caution).

  • salanobe

    Bien sûr que bio et écolo sont indissociables. Si vous achetez un produit « Label Rouge », vous achetez une qualité de produit (ou un produit de qualité), qui correspond en général à un mode de culture, d’élevage ou de fabrication traditionnel. Alors que l’agriculture bio va privilégier des variétés ou des races anciennes, adaptées au climat et à la géographie locale, en respectant les paysages et la biodiversité, sans utiliser de pesticides, en respectant le bien-être animal…
    Le cahier des charges pour les produits bio est plus contraignant à mon avis que pour du « Label Rouge ». On ne peut pas dire que l’un soit plus complet que l’autre, ce sont deux modes de productions différents avec des contraintes de productions différentes.

    • Isabelle

      Je pense tout de même qu’écolo ne rime pas forcément avec bio, mais surtout avec « diététique ». Pas tant pour les classements officiels types labels ou « estampillés », mais pour ce que l’on trouve dans certains magasins bio. Il y a des objets qui viennent du bout du monde en avion sous prétexte d’être « bio », ce qui n’est pas le plus écolo.
      Pour ma part, je trouve que déjà une agriculture raisonnée, c’est pas mal. Qu’en pensez-vous ?

  • salanobe

    Le mode de production est écolo, le problème est dans le mode de commercialisation.
    L’agriculture raisonnée est un bon compromis entre production et environnement. Je pense que la plupart des agriculteurs français sont assez proches de ce mode de production. Sur les cultures par exemple, en agriculture raisonnée, on va utiliser des pesticides, après constatation de présence de champignons, adventices… Utiliser les produits au bon moment et dans des quantités adaptées. Par soucis d’économie plus que d’écologie, c’est de plus en plus ce que font les agriculteurs.
    C’est déjà pas mal mais je reste une grande fan du bio. L’agriculture raisonnée ne respecte pas plus la biodiversité que l’agriculture intensive et ne prend pas suffisamment en compte le bien être animal.

  • salanobe

    Et bientôt, il n’y aura plus d’abeille. Ce qui serait une catastrophe !

    • Isabelle

      J’ai déjà écouté plusieurs émissions de Radio France sur ce sujet. C’est hallucinant les conséquences des insecticides, qui sont maintenant connus, mais avec le pouvoir de nuisance des fabricants…

    • Isabelle

      Pour écouter des émissions sur le sujet, se rendre sur le site de France Culture :
      Un monde sans abeilles ? Le Magazine de la rédaction (14 octobre 2011)
      Un monde sans abeilles ? Science publique (4 novembre 2011)
      L’homme et l’abeille Concordance des temps (11 août 2012)

      • salanobe

        J’ai beaucoup aimé L’homme et l’abeille.

  • Louise

    Les adipocytes sont les cellules de stockage des « graisses » sous forme de triglycérides. Ils constituent le tissu adipeux qui peut être de deux types, blanc ou jaune, en fonction de sa localisation. Le blanc (à vérifier car cela remonte à très loin dans mes études, c’est peut-être le jaune) sert d’isolant thermique et « d’amortissant », il est localisé en sous-cutané et le jaune protège certains de nos organes vitaux.
    Les hormones sexuelles (entre autres) nous permettent de stocker les excès lipidiques donc, en fonction du sexe: la jolie silhouette des femmes, ou le pneu des messieurs mais rassurons-nous, avec la ménopause (privation hormonale œstrogénique) nous pouvons également nous retrouver avec une bouée….
    Les adipocytes des zones précédemment citées vont être en quelque sorte « rempli » par les triglycérides excédentaires de notre alimentation.
    Donc, si j’achète des produits gras et sucrés c’est que je suis prête à sacrifier ma silhouette…

    • Cécyle

      C’est donc ça qui grouille sous mes côtes dès que je regarde un morceau de chocolat !? Heureusement que je suis bigleuse, d’ailleurs, car sinon, j’aurais déjà dix kilos de plus ! 😉
      Côté protection thermique, ce n’est pourtant pas ça… Ce doit être encore l’enzime qui me joue des tours.

      Merci pour ces explications ! 😉

  • Louise

    Je suis assez septique concernant le « bio ».
    De mon point de vue, le « bio » est une « mode » entretenue par les BOBO (car tout le monde ne peut pas manger « bio », cette alimentation est réservée aux couches les plus aisées de la population) qui, avec de la chance, permettra de changer certains mode de production alimentaire. Pourquoi ? Parce que le « bio » génère de l’argent donc, les industriels sont déjà dessus (Carrefour, Auchan, Monoprix etc qui font leurs produits « bio » achetés aux mêmes « revendeurs bio »).
    Je ne suis pas contre le « bio », je me pose des questions sur un mode de production générateur d’argent donc déjà exploité par nos chers industriels.
    Le problème des abeilles ne date malheureusement pas d’hier.
    Combien de cancers chez les agriculteurs ? On connait l’origine de ces mutations génétiques, on sait que ce sont les insecticides mais on n’a pas de preuve…
    Combien de problèmes de fertilité ?
    Le bio est peut-être réellement motivé par le souci du mieux (mieux produire, faire attention à l’environnement mais aussi aux espèces, etc, etc.), de toute façon, pour le moment, pas d’autre alternative pour qui dénonce le système actuel.

  • salanobe

    Effectivement le problème des abeilles ne date pas d’hier mais il s’est accentué dans les années 1990, avec l’utilisation massive d’insecticide de type Gaucho, Cruiser…
    Je comprends que dans les grandes villes, manger bio soit hors de prix mais la France ne se limite pas à Paris où il est possible que quelques illuminés vont acheter des produits bio avec leur grosses voitures et leurs fringues de marques pour se donner bonne conscience ou pour être « à la mode ». Dans des régions plus rurales, le bio reste accessible en circuit court avec des prix raisonnables voire moins cher qu’en grandes surface.
    « Manger bio » va avec consommer moins, recycler, être attentif (et attentionné) au monde et aux gens qui vous entoure… Si c’est une mode, et bien tant mieux. Pour une fois, je veux bien être « branchée ». Il faudrait que cela devienne une habitude et qu’elle se généralise.

    • Cécyle

      C’est vrai que la France ne se limite pas à Paris (où nous avons de belles abeilles bien dodues !) mais nous sommes 2 millions intra muros et 11 millions en île-de-France. Pour manger slow-food, ça va être plus difficile que dans nos belles régions agricoles !
      Ceci étant, on adore les colissimo de produits régionaux ! 😉

      (Sandrine, pendant que je vous tiens : Isabelle voudrait dresser Petit Mouton pour qu’il l’assomme à 5 heures du matin quand le bourdon de l’étage du dessus la réveille. Vous pouvez l’aider ?)

  • salanobe

    Vous êtes bien placée pour savoir qu’un Petit Mouton ne se dresse pas. C’est le « bourdon du dessus » qu’il faut éduquer.
    Est-ce que vous faîtes allusion à un colis avec par exemple du magret, rillettes et pâté de canard gras ?

    • Isabelle

      J’aime bien chicaner Petit Mouton. D’ailleurs, voilà qu’il me tire la langue en retour ! Sans rancune. Il sait que je suis difficile à dresser.
      Mes voisins le sont encore plus !…
      Quant à adresser (un colis), vous avez, je crois, bien compris Cécyle ! 😉

    • Cécyle

      Isabelle, peut-être tu pourrais prendre un chien pour le bourdon ? 😉
      Quant au colis… Tout est bon dans le canard ! 😉

  • salanobe

    Ça peut se faire si vous m’envoyez une adresse.

    • Isabelle

      @Sandrine : un p’tit message arrive en privé…

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