Voiture @4

Les médias nous vantent les ressources des technologies et la révolution qu’elles induisent dans le rapport à l’espace : plans par satellites, géolocalisation… Nous sommes nombreux à avoir déjà utilisé des outils et logiciels pour préparer un itinéraire.
Les politiques nous vantent les mérites des petites entreprises et les enjeux de la compétitivité qui induisent des besoins d’investissement.
L’autre jour, nous étions un matin une centaine dans deux autocars pour nous rendre à une cérémonie religieuse d’adieux dans la grande banlieue parisienne. L’après-midi, nous étions une vingtaine dans un des deux cars pour nous rendre à la cérémonie d’hommages de la crémation.
Le matin, le trajet a commencé par un gymkhana incompréhensible pour simplement prendre la bonne direction. Arrivés à la bien petite ville où nous nous rendions, nous avons visité une cité d’habitation, l’autre bout de la ville, le centre-ville pour enfin pouvoir descendre des cars, quasiment à l’heure du début de la cérémonie, et devoir marcher plusieurs minutes afin d’être à l’église. Tout cela en rentrant et ressortant de la ville trois fois, avec la sollicitation de passants, le passage aller-retour par un petit pont charmant, pas franchement autorisés aux cars, la découverte qu’il n’y avait qu’un seul GPS, avec un programme de circulation pour voitures individuelles, pour les deux cars, dans celui de derrière, et qui n’a été branché qu’à la troisième entrée dans la ville.
On pourrait se dire que le chauffeur reprenant la route pour nous l’après-midi aurait mieux préparé sa mission. Il avait bien sorti sa carte, mais pour un trajet devant normalement passer par la porte de Bercy, nous avons emprunté à l’aller la sortie de Paris par porte de Pantin et effectué en une heure et quart ce qui dans les mêmes conditions de trafic devait prendre une demi-heure environ. C’est d’ailleurs seulement par la connaissance du secteur par des passages et grâce au GPS du portable de l’un d’eux que nous sommes arrivés à bon port, avec un quart d’heure de retard. Le retour nous a valu de passer par porte de Bagnolet pour sortir du périphérique par la porte d’Asnières…
Arguments des chauffeurs : « C’est pas notre faute si on n’est pas équipé. »
Pour une commande passée plus de trois jours avant et en sachant quelles étaient les raisons de ces déplacements, on peut être étonnés de ces détours aberrants, sans compter les litres de combustible brûlés inutilement et le temps de conduite rallongé.
Bref, si la fameuse reprise passe par certains, on n’est pas prêt d’y arriver. Il faudrait dire au kéké en marinière qu’il doit expliquer à certaines comment investir et être compétitives, car ils risquent de ne pas trouver eux-mêmes le chemin.

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