Bééé @4

Je ne suis pas très branchée « vœux de bonne année ». Je trouve cela le plus souvent très artificiel et la vague actuelle de « textos collectifs » et autres « mail en nombre sans texte avec pièce jointe » ne m’encourage pas à faire preuve de plus de bienveillance. Je ne réponds ni aux premiers, ni aux seconds et n’ouvre bien sûr pas les pièces jointes ! Et je crois même que, sans en prendre véritablement acte, je « blackliste » dans mon cœur celles et ceux qui s’adonnent à ces envois en nombre sans âme et sans amour de l’autre.
Oui, « sans âme et sans amour de l’autre ». Je ne parle pas ici des « vœux institutionnels », forcément collectifs. Mais quand il s’agit de relations personnelles, de gens pour qui une certaine affection peut être supposée, comment imaginer faire un envoi en nombre, sans même un bonjour ou… ? À part se signaler, dire « Coucou je suis là et si tu réponds je saurai que tu y es aussi. », quel sens cela a ?
Je n’ai rien contre la nécessaire cautérisation des blessures narcissiques et autres syndromes d’abandon (j’y suis sujette aussi) mais je préfère réserver mes pansées (sans faute de frappe) à celles et ceux que j’aime, en privé, tout en mots choisis pour chacune et chacun, et à celles et ceux qui, sans être des proches, ont eu envie d’un échange personnel donc particulier. Cela sied mieux à l’idée que je me fais du monde dans lequel j’ai envie de vivre : un monde où il ne suffit pas de dire que le système nie l’individu ; un monde où l’on ne le nie pas soi-même quand bien même on ne supporterait pas de l’être (nié, soi-même).

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