Régis @12

En sortant de la veillée de Noël à laquelle nous avions assisté à l’oratoire du Louvre, Cécyle m’a dit « Un jour, il faudra que tu m’expliques pourquoi tu récites le Notre-Père si tu n’y crois pas. »
Cette prière me revient de mon éducation religieuse. Pour autant, je ne la récite pas en entier, car c’est vrai que je n’y crois pas. Mais certains passages me viennent à la bouche. La ferveur autour joue un rôle dans cette façon de communier avec les autres, mais plus encore certaines paroles me semblent justes, indépendamment de la foi. Que je ne m’adresse pas à Dieu, ne m’empêcherait pas de m’adresser à… Non, ce n’est pas ça, il ne s’agit pas de s’adresser à une entité extérieure, mais formuler ce qui a un sens, parfois bien différent de celui d’Église, à ces propos que l’on peut seulement espérer pour soi. Pouvoir s’adresser à soi pour se donner de la force et évoluer, ce n’est déjà pas une mince affaire.

11 réflexions sur « Régis @12 »

  1. Cécyle

    Quand j’entends un Notre Père, il me revient celui que nous avions inventé (avec mon frère, je crois) quand papa était parti travaillé en Afrique. « Notre père qui êtes au Tchad. Que ton nom soit sanctifié. Que ton règne vienne. À Lunel comme à N’Jaména. Donne-nous… » Je ne me souviens pas de la suite.
    Et sans que je ne l’aies jamais appris (la version officielle) je m rends compte que je la connais et qu’il est bien difficile de ne pas la dire, pour être en communion, ou quelque chose comme ça.

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      1. Cécyle

        J’ai aussi une Internationale réécrite spécial Municipales 14e arrondissement de Paris ! Tu la veux ? 😉

        Pour mon père, oui, c’est un peu gros, symboliquement. l’expression d’un manque, sans doute…
        — Ni-a-an…
        Tais-toi, Jacques ! 😉

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          1. Cécyle

            T’as entendu Jacques Lacan !?
            Notre père, qui êtes au pied du divan, que ton ni-a-an soit sanctifié, que le Transfert règne, que le silence soit fait sur le Moi comme sur le Surmoi. Donne-nous chaque jour notre Ça quotidien. Pardonne-nous notre toute-puissance comme nous pardonnons aussi à ceux qui ont tout sublimé. Et ne nous soumets pas à l’abandon. Mais délivre-nous de la blessure narcissique car c’est à toi qu’appartiennent l’inconscient, le préconscient et le conscient pour tous les principes de plaisir.
            Amen.

      1. Cécyle

        La loi du Père… ? Comme disait Jacques, « La perversion est la version (l’aversion ?) (ou l’inverse, je ne sais plus) du père. » On y revient… 😉

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        1. Isabelle Auteur de l’article

          Il me semble que c’est bien ce sens là. C’est la version du père, car le pervers connais bien cette version, il connait la loi, mais par aversion du père, il la contourne. C’est ce qui le rend plus difficile à renverser, car il sait faire diversion… 😉

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