Pauvres enfants ! @15

Dans les débats sur la famille, je note qu’il n’est jamais question d’un sujet qui a pris de l’ampleur depuis quelques années : l’idée de la difficulté à « être parent » (et pas seulement géniteur).
Des « Écoles des parents » à la notion de « fonction parentale », il s’est diffusé l’idée qu’il n’est pas forcément inné « d’être parent ». Un truc du genre « On ne nait pas parent, on le devient », pas seulement quand on donne naissance biologiquement à un enfant, mais en apprenant à éduquer.
Ces idées sont relayées par des collectivités territoriales prenant le relais des incontournables cadeaux de naissance d’un premier enfant comme le fameux J’attends un enfant. Ainsi en est-il quand s’organisent des conférences sur la « fonction parentale », comme récemment par exemple à Vincennes, ou le « soutien à la parentalité » pour reprendre le sous-titre d’un rapport du Centre d’analyse stratégique (institution d’expertise et d’aide à la décision placée auprès du Premier ministre) récemment publié à La documentation française.
Plus encore, dans les polémiques sur les souhaits de certains hommes politiques de condamner les parents pour les infractions de leurs enfants au titre de leur responsabilité délictuelle, voire en suspendant le versement des allocations familiales, le thème des parents dépassés par la façon dont évoluent leurs rejetons a fait florès.
La conclusion logique est qu’il y a des personnes qui « sont capables » d’être parents et d’autres qui ne le sont pas. Pour protéger les enfants, voire la société dans son ensemble, il convient donc de distinguer la filiation biologique de la capacité à éduquer. Le projet de loi de réforme du Code civil pourrait être de distinguer mère et père au sens biologique, sans faire disparaitre ces notions, de « parent par fonction », chacun ayant équitablement la même autorité parentale, plus seulement « déléguée » pour les décisions relevant de l’éducation de l’enfant. Il ne s’agirait pas de singer le duo biologique en permettant qu’il y ait plusieurs parents par fonctions, appelés simplement chacun « parent » sans chercher à les numéroter. Pour Cécyle, il conviendrait même de regrouper les ayant fonction de parents d’un même enfant dans le Conseil de famille, entité légale utilisée dans certains cas.
Par exemple, Plaidounet aura à sa naissance pour mère Cécyle, mais je serai ayant fonction de parent et nous formerions un Conseil de famille. Petit Mouton, son grand-frère, serait ravi !
Un parent par fonction aurait autant d’autorité parentale qu’un parent biologique, qu’il soit déclaré par le ou les parents biologiques ou désigné par un juge. Ce même juge, pourrait décider, comme actuellement, de déchoir un parent biologique dans l’intérêt de l’enfant dans certains cas.
Loin d’être anecdotique, cette solution permettrait de régler bien des situations en dehors des choix affectifs et sexuels des parents.

3 commentaires pour Pauvres enfants ! @15

  • Isabelle

    J’adore la photo, c’est mon fond d’écran du moment 😉

    • Cécyle

      Ce n’est pas une raison pour me coller mère de Plaidounet ! Je le tricote sous X ! 😉 En plus, cela ne peut pas être mon rejeton : trop de couleurs. Petit Mouton, par contre…
      Je propose donc que la filiation de Plaidounet soit de père Crochet n° 5, de mères Pelotes (au pluriel), il a tant de mamans !

      • Isabelle

        J’admire, car cela ne doit pas être facile avec un crochet X ! 😮

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