Bigleuse @23

Bien que porteuse d’une maladie rare (l’albinisme) et sachant combien la recherche génétique a besoin d’argent, je ne participe pas au Téléthon. J’ai toujours considéré que l’effort de recherche était du devoir des pouvoirs publics et qu’à trop pallier par des dons privés les manques de financement public de la recherche, on autorise l’État à en faire toujours moins. La « comm’ » larmoyante et misérabiliste du Téléthon a par ailleurs le don de m’exaspérer ; rien que dix minutes de Michel Boujenah le WE dernier sur France 5 et me voilà repartie comme en 40 pour dénoncer les pleurnicheries qui font du handicap un truc « pour les autres si courageux » et qu’au final, personne ne fait rien pour que les conditions de vie des gn’handicapés s’améliorent.
Ceci étant, je sais que la recherche a besoin d’argent et des milliers de bénévoles se donnent du mal pour en trouver. Ces gens sont, pour la plupart (j’exclus Michel Boujenah, on l’aura compris), sincères et je respecte leur action, parce que l’action me touche toujours plus que l’immobilisme. Pourtant, dimanche matin, j’ai entendu sur France Info que, je-ne-sais-où, un groupe vend des bûches (du bois) pour allumer un grand feu qui doit tenir toute la nuit. Renseignement pris sur Internet, ce sont les scouts et guides de France qui sont à l’origine de cette action tout en n’étant pas les seuls à mener de telles opérations.
L’idée est sympa, non ? Un grand feu de joie ! En pleine débandade des négociations à Doha, il est en effet assez logique de brûler du bois à gogo. Il est vrai que c’est une énergie renouvelable, le bois ! J’aurais quand même préféré que l’on vende des bûches pour financer la recherche… avant de les offrir aux bénéficiaires des Restos du cœur qui ont une cheminée et du mal à se chauffer.

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