Métro @8

Métro, boulot, dodoDans son billet « Juger @3 », Isabelle fait référence à un prisonnier qui ne veut pas sortir de sa prison… Et nous, voulons-nous sortir de nos enfermements ? Je ne vais pas réécrire la Servitude volontaire (que je ne crois pas d’ailleurs avoir lue) mais étendre la question au pourquoi restons-nous enfermés dans des schémas, des attitudes qui nous pourrissent très concrètement la vie.
Lundi matin, je vais au judo. Ce lundi-là, je pars tard. Dès Gaïté, la rame est blindée. Pourtant, je suis montée dans la voiture de tête, car j’ai remarqué que sur la 13, les sorties et correspondances des stations importantes sont toutes en queue. Pour voyager dans de meilleures conditions, je décide de prendre la 12 à Montparnasse, quitte à perdre cinq minutes avec cette correspondance supplémentaire. En remontant le quai pour rejoindre ma correspondance, je remarque, comme à chaque fois, que les voyageurs sont agglutinés devant les entrées de la dernière voiture, un peu devant l’avant-dernière, mais jamais plus loin sur le quai.
La rame part avant que j’aie pu rejoindre l’escalier mécanique tant la masse de gens est compacte ; la plupart n’ont pas pu monter, alors qu’en tête, il restait encore un peu d’espace libre… Mais pourquoi tous ces gens restent-ils là, sachant forcément qu’ils ne monteront pas et que s’ils montent, leurs conditions de transport seront abominables ? Ils n’ont peut-être pas le choix de voyager à cette heure précise (quoique, certains le pourraient sans doute ?) mais au moins, ils pourraient aller là où il y a moins de monde.
Et ils pourraient aussi tout casser ! Dans la même journée, sur cinq trajets en métro j’ai eu droit à cette rame archibondée, un « malaise voyageur » qui a « perturbé » (j’ai opté pour un plan B au bout de 20 minutes d’attente) la circulation sur la 10 « dans les deux sens » (trop fort, le voyageur !), un signal s’alarme plus tard sur la 13, des arrêts pour régulation et une circulation ralentie « pour des problèmes de signalisation » sur la 6… J’utilise les transports pour mes activités sportives, associatives, et amicales. Mais si je les utilisais pour aller travailler, je crois que oui, je casserais tout !
Pourquoi personne ne se rebelle contre ces piètres conditions de transport qui sont à l’aune de la violence que l’organisation économique produit à l’encontre des travailleurs ? Je ne sais pas. Je ne comprends pas.

5 commentaires pour Métro @8

  • Evy

    Moi non plus je ne comprends pas. En même temps, je me dis que le monde aurait déjà dû péter plusieurs fois vu tout ce que l’on subit à longueur de temps… non ? Perso les transports en commun me font grincer des dents, mon espace vital est trop large et il est envahi à longueur de temps ! 😉

    • Cécyle

      « Ce que l’on subit »… Tout est là ! Et l’on a finalement une grosse capacité de résistance !

  • Evy

    L’être humain, résistant ou mouton ? Non non en fait, j’ai la réponse : les deux 😉

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