Régis @9

J’étais en avance d’une petite demi-heure au judo mardi. J’ai pensé aller boire un café mais l’église Saint-Jean-Baptiste de Belleville était ouverte. Comme je ne crains plus les silences, je suis entrée. Je me suis assise. J’ai détendu ma respiration. Mes pensées se sont très vite faites vagabondes, un peu comme tout « remonte » (en douceur) alors que l’on va s’endormir. J’ai gardé les yeux ouverts. Un texto est arrivé. J’ai répondu. Et j’ai cherché une pensée qui collerait à cette église.
Je me suis souvenue des « intentions de prière » des Fêtez Dieu de David et Jonathan. Je me suis dit que peut-être Dieu pourrait m’aider ? J’avais un petit brin de fille en sourire dans le cœur sans chances réelles d’entrer dans le sien. « Dis, Dieu, tu m’aides ? » Cette seule perspective m’a fait presque éclater de rire ! Cela me semble si absurde de demander quelque chose de si ponctuel à Dieu, si tant est qu’il existe, bien sûr (point sur lequel mon opinion n’est pas faite).
Ce rire amorcé ne m’a plus quittée. Je me sentais bien, un large sourire aux lèvres, apaisée, sereine, comme imprégnée de mon rire. De ma joie ? Je ne sais trop comment dire. Ce qui est étrange, c’est que j’avais le sentiment qu’à tout moment ce bien-être pouvait basculer du côté des larmes, non par tristesse, mais parce que l’émotion était forte. Très forte. Et une question m’est venue : est-ce cela la foi ?
Je suis ressortie de l’église un quart d’heure plus tard et suis allée au judo. En rentrant de mon cours, j’ai envoyé un texto à un ami déjiste pour lui poser la question sans lui demander de réponse immédiate. Il me faut d’abord digérer la question… Et ne plus cesser de sourire. Jamais !

1 commentaire pour Régis @9

  • Cécyle

    Je n’ai pas cessé de sourire plusieurs jours durant… et, dès le vendredi, alors que j’étais en train d’astiquer ma cuisine, Isabelle m’a appelée pour me dire que le « petit brin de fille » serait à la veillée des 40 ans de DJ. J’ai repris mon ménage et, au milieu du pavé, j’ai éclaté de rire et me suis écriée :
    — Le con ! Il m’a entendue !
    (Pardon pour cette familiarité.)
    J’ai rappelé Isabelle, on en a ri et le soir, après la veillée, nous avons dîné. Je me suis alors rendu compte que le « petit brin » ne m’était pas si « brin ». Je suis rentrée à pied. J’ai traversé la Seine, admiré le paysage et compris, toujours comme un flash, pourquoi Dieu s’était marré. Il y avait vraiment de quoi ! 😉

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