Brosse @15

Ma nouvelle coupeJe n’aime pas aller chez le coiffeur. Je me décide quand je sens que j’ai trop chaud et que cela devient nécessaire. Entre le temps que cela prend, le résultat parfois décevant, le bruit du salon accompagné souvent de la radio en prime, la discussion que certains coiffeurs se croient obligés d’entretenir, plus le prix, c’est la corvée. Tout ça pour « la même chose en plus court, car cela fait environ deux mois ».
Ce que je préfère est le shampooing, avec petit massage du cuir chevelu, mais ça ne dure jamais longtemps.
Je cherchais un nouveau coiffeur, le salon où je me suis rendue des années n’est plus très proche de chez moi depuis mon déménagement, avec une augmentation de tarif l’amenant au-delà des quarante euros. J’y retournais quand même après des essais peu concluants chez des concurrents, mais le dernier coiffeur en me déclarant sérieusement « je suis un artiste » pour justifier ses retards et le temps interminable de son travail (alors que j’étais à la bourre) m’a suffisamment agacée pour que je reprenne mes recherches.
J’ai un jour passé la porte d’un salon dans ma rue qui est moitié moins cher. L’accroche est « comme à la maison », uniquement parce qu’il faut soi-même prendre un peignoir (enfin la cape pour protéger ses vêtements) et poser ses affaires. Il n’y a pas de rendez-vous. J’y suis allée deux fois, ressortant avec une coupe satisfaisante, mais la tête farcie des monologues de la gérante sur le salon, le travail, ses enfants, son ex-mari, les factures à payer, le prix des vacances…
Comme il était grand temps que je m’y rende, j’ai repassé la porte samedi dernier : j’ai attendu un peu, mais le nombre de personnes avant moi et une station FM m’ont fait ressortir assez vite. Ce lundi, peu après l’ouverture, j’ai retenté, ayant un bouquin pour attendre que deux personnes passent avant moi. Sur fond de radio FM, une femme avec des papiers argentés sur le crâne discutait avec des voisines de passage pour tailler une bavette, puis j’eus la compagnie d’une femme avec ses deux gamins, pas complètement désagréables, mais un peu envahissants.
Après un peu plus d’une demi-heure d’attente, c’était mon tour, mais la gérante me demande si elle peut faire passer la femme arrivée après moi pour poser sa couleur. C’est juste une dizaine de minutes. Un homme passe et se voit indiqué de revenir d’ici une demi-heure (pourquoi n’ai-je pas eu cette proposition ?) Alors que la coiffeuse passe son pinceau, une femme avec des papiers argentés sur la tête, déjà présente à mon arrivée, se plaint du délai d’attente. La voilà donc passant au shampooing. J’ai craqué avant que l’attente de dépasse l’heure, sortant en lançant seulement « au revoir ». En réponse, la coiffeuse m’a lancé « mais je n’en ai plus pour longtemps ».
Non seulement, j’étais très énervée, mais j’ai dû chercher un autre coiffeur…

2 commentaires pour Brosse @15

  • Hélène

    Hé ben ! Fais comme Cécyle ! Adopte Tondeuse !

    • Isabelle

      J’ai longtemps eu un flirt poussé avec Tondeuse, mais honnêtement, je trouve que si cela sied à Cy, ce ne pourrait plus me seoir 😉

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