Pucer @10

Dans l’article évoqué par Cécyle, mais hélas dans de nombreux autres sur le même sujet, je suis agacée par l’utilisation impropre d’intelligence. Nous avons le droit, par exemple, à « cette salle à manger intelligente ».
Or, l’intelligence peut être défini comme (cf. Antidote) : « Faculté de comprendre, de connaître, de saisir par la pensée. », « Aptitude d’un être vivant à s’adapter à une situation nouvelle, à comprendre et à résoudre certaines difficultés, à donner un sens aux choses qui l’entourent, à agir avec discernement. » ou « Être humain considéré en tant qu’être capable de réflexion. »
La salle à manger n’est pas intelligente. La lampe ou la cafetière ne le sont pas plus. Elles sont programmées. Lors de mes études, j’ai croisé des computationnistes ou cognitives traitant du parallèle entre le fonctionnement de l’esprit humain et celui de l’ordinateur, notamment en dissertant sur le test de Turing qui en souligne les limites.
L’expression « intelligence artificielle » s’inscrit dans l’idée que l’esprit humain est fait de matière et son fonctionnement pourrait être reproduit artificiellement. Ce sera peut-être le cas un jour. Il est particulièrement affligeant que l’intelligence soit réduite à une suite de gestes sans aucune production de pensée.
J’espère que ces êtres « inhumains » intelligents ne serviront pas seulement d’esclaves pour mettre en route la machine à café, ouvrir la porte du garage, choisir des vêtements et faire des courses pour remplir le réfrigérateur. Est-ce là un travers de la volonté latente de domination de l’être humain ?

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