Bigleuse @16

Le numéro de juin 2012 de Que Choisir, mon journal préféré, consacre un article au coût des nouvelles normes de construction eu égard à leur efficacité. Les normes antitermites, par exemple, augmentent le coût de construction d’un pavillon de 3 % alors qu’il semble que les bestioles en question n’auraient jamais été la cause de l’effondrement d’une maison. Je mets un conditionnel, je n’en sais rien.
Et les piscines ? Ça tue, non, les piscines ? Mais l’article indique que les normes de sécurité dont on a tant parlé n’ont pas sauvé de vies pour un coût de 1000 à 2000 euros par piscine.
Et les ascenseurs… Des assassins dont la mise aux normes coûte une fortune aux copropriétaires pour « trois sinistres graves évités tous les ans » soit deux, trois vies. Est-ce bien raisonnable ? La question ne me choque pas : une vie, dans notre ordre économique et social à un coût et ce, qu’il s’agisse de la sauver ou non. Une bonne gestion publique devrait donc impliquer que le rapport coût-efficacité d’une réglementation soit évalué et que les décisions soient prises sur des critères connus et réfléchis.
Par exemple, quand on décrète que tous les nouveaux logements doivent être accessibles aux personnes en fauteuil, ce qui a un coût non négligeable et réduit la surface habitable (dit l’article), ne fait-on pas une erreur de calcul tant les handicapés ne sont pas si nombreux ? Que Choisir choisit d’argumenter avec l’exemple d’une résidence pour étudiants (soixante-huit chambres, 40.000 euros de surcoût ; par chambre ? Pour les soixante-huit ? Ce n’est pas précisé) où le seul handicapé qui s’est présenté était muet… Un peu tendancieux, non ? Car les résidents peuvent avoir des amis en fauteuil qui apprécieront de pouvoir leur rendre visite. Non ? Ah ! j’oublie toujours que les éclopés n’ont pas d’amis, ou plus sûrement que les valides n’ont pas d’amis éclopés !
C’est sans doute ce constat qui pousse monsieur Perrin, président de l’UNPI, à demander que seuls les RDC soient accessibles. Qu’il profite donc des siens, d’amis, s’il en a, car si ne serait-ce que l’âge réduisait sa mobilité, il peut craindre de se retrouver seul et abandonné, surtout si son logement n’est pas accessible.
Pauvre monsieur Perrin. Je vous plains. Allez ! Créez-vous une page Facebook ; elles sont accessibles sans coût supplémentaire ni perte de surface. Bonheur !

 

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