Bigleuse @15

No foot last night...L’autre après-midi, je me suis invitée chez Cécyle. J’y ai été, comme toujours, reçue avec de l’affection et un soda allégé au frais. Enfin, cette fois, je ne devais pas trop perturber Cécyle et les deux cents (d’après ce qu’elle m’a dit) coureurs en échappée, dans le peloton ou à la ramasse vers Boulogne-sur-mer.
Déjà, quelques jours plus tôt, j’avais appelée Cécyle à l’aide pour un document important et si elle m’avait répondu attentivement, c’était en sacrifiant l’arrivée comme elle me l’a bien dit puis redit, voire redit.
Bref, dans son salon, Cécyle est dans son fauteuil à plus d’un mètre de la télévision (la fameuse…), nous suivons les derniers kilomètres dans un silence entrecoupé par quelques questions cyclistes de ma part (les seules que j’ose en ce moment important). Entre les plans d’hélicoptère et les plans de dos, pas facile de savoir qui est qui… Machin a tenté une échappée solitaire bien audacieuse, mais ça se démène derrière, le suspens est à son comble… quand Cécyle me dit « De toutes les façons, je ne vois rien ! Là, j’utilise la télé comme une radio. » Ethnologue, me voilà donc devant le rituel tribal de « regarder le Tour de France dans le fauteuil d’un air concentré et pénétré, même si on n’y voit rien. »
Je vous rassure, en vrai aficionada, Cécyle vit les derniers moments avec ferveur et s’assoie à quelques centimètres de l’écran pour le dernier kilomètre. Machin avait été englouti depuis un moment par ses suiveurs et je dois reconnaître que je me suis laissée prendre : alors, c’est celui en bleu, en rouge ou en vert qui va y arriver en premier ? Ouh ! la chute, dur dur ! Allez vas-y ! Ouiiiiii, but !!!!!! Oups, pardon, je m’égare. Bravo le bleu (enfin, si mes souvenirs sont bons…)

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