Charité @9

Je faisais mes courses à Simply Market — quel inutile anglicisme ! — et, arrivée à la caisse en troisième position, j’entends la caissière demander à la première des clientes quelque chose en rapport avec un don. Celle-ci accepte. La caissière la remercie alors chaleureusement pour sa générosité, une fois à l’instant, une seconde quand la dame s’en va. Je n’ai pas bien compris et, en posant mes achats sur le tapis, je tends l’oreille. Quand tous les articles de la deuxième dame sont scannés, la caissière lui demande :
— Puis-je ajouter un euro pour l’association… ?
La dame accepte sans attendre la fin de la phrase et se voit à son tour chaleureusement remerciée pour sa générosité, à l’instant puis au moment de partir.
Mon tour vient.
— Puis-je ajouter un euro pour l’association… ?
— Non.
— Non ?
La caissière est plus surprise que dépitée. Étant donné le procédé utilisé, il y a peu de chance que quelqu’un dise non. Pensez ! Un pauvre petit euro ajouté à une facture de courses. Et comment accepter de ne pas être généreuse, à l’instar des clientes précédentes ?
Je sors mon plus beau sourire.
— C’est non.
La caissière n’insiste pas et la transaction se termine sans animosité. Mais, quand même… J’ai mis un euro en rentrant dans la cagnotte que je fais avec Sarah pour aller à Auschwitz. Mon honneur est sauf !

Note : En regardant sur le site, je découvre que c’était pour sponsoriser la fédération handisport… Il n’y a pas de hasard !

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