Anniv’ @7

Je continue sur la question de mon anniversaire, sous un angle moins sucré que mon billet précédent.
J’entame donc, cette année, ma quarante-neuvième année et quelque chose me « chiffonne ». Je me suis rendu compte il y a quelques jours que 49 ans, c’est l’âge auquel est mort mon père, 49 ans, six mois et quelques jours, très exactement.
Je n’arrive pas bien à définir en quoi cela me « chiffonne ». Je ne crains pas de mourir cette année ; je ne crois ni en la fin du monde, ni aux malédictions familiales. Ma « chiffonnade » relève plus de l’idée que je vais bientôt être plus vieille qu’il ne l’aura jamais été. Et alors ? Je ne sais pas trop. Je sens pourtant que cela est porteur de quelque chose que je dois trouver pour être bien dans cette quarante-neuvième année… qui me semble aussi une sorte de libération.
Dans six mois et quelques jours… Plus vieille. Plus grande ? Peut-être que je vais vivre une revanche, la vie qu’il n’a pas eue, celle qu’il s’est refusée. Cela fait déjà trente-cinq ans que cette idée-là me trotte dans le cœur… Et moi qui veux me faire légère ! Pas question pour autant que j’arrête le chocolat !

6 commentaires pour Anniv’ @7

  • Tempérance

    Ce que tu écris là, me rappelle, dans un registre moins douloureux le fait que mon propre père avait pris sa retraite assez tôt : à 55 ans. Et c’est vrai que quand j’ai atteins cet âge (!), l’ai dépassé et que je travaille toujours (re !!!) je me dis que j’ai travaillé plus longtemps que lui etc. Je sais bien que ceci ne peut pas être comparé à ton expérience actuelle, mais nos parents sèment toujours, qu’on le veuille ou non de ces sortes de balises dans nos vies. On ne peut pas s’empêcher d’y penser. Mais en même temps, ta vie est sans nulle doute très différente de celle de ton père (comme l’est mon expérience professionnelle et celle de mon père). Cette date est un peu comme un monument devant lequel on peut se recueillir mais qui ne doit pas gêner les vivants…

    • Cécyle

      J’aime bien l’idée de balises… Et cette comparaison est rassurante car elle sort l’échéance de ce qu’elle pourrait avoir de dramatique.
      Merci donc.

  • Cécyle,
    J’ai ressenti cette « chiffonnade » tout au long de ma quarante-neuvième année. En fait, c’était plutôt une terreur.
    L’entrée dans ma cinquantième année a marqué une nouvelle permission, où volja est l’objet transitionnel consubstantiel de cette mutation identitaire.
    Je t’embrasse affectueusement,
    Emmanuel

    • Cécyle

      Après avoir écrit la chiffonnade, je me rends compte qu’elle ne vire pas à l’obsession et que je vais allègrement vers mes 50 ans. Je suis heureuse, Emmanuel, que la terreur ait pu te quitter tout en regrettant vivement rien n’ait su te l’épargner.
      Je t’embrasse fort aussi.

  • À propos d’anniversaire…
    Cécile + Emmanuel = 100 ans, à fêter avant le 10 décembre !
    Baisers dignes de ce centiversaire,
    Vôtre,
    Mutti

Envoyer un commentaire

 

 

 

Vous pouvez utiliser ces balises HTML

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>