Déo @6

Le Magazine de la santé de France 5 du mardi 29 mai 2012 a consacré un sujet au chlorhydrate d’aluminium contenu dans les déodorants. La question est la suivante : est-ce que l’aluminium dudit chlorhydrate se répand dans l’organisme et si oui, y provoque quels dommages ? Les avis, bien sûr, sont partagés ; les autorités sanitaires s’y intéressent ; les fabricants démentent ; et les adeptes du bio utilisent de la pierre d’alun… qui contient du sulfate d’aluminium !
La question devient sulfate ou chlorhydrate ? Je n’ai jamais été très bonne en chimie et ignore totalement si l’un serait plus « dangereux » que l’autre, si tant est que l’un des deux le soit. Je parierai par contre volontiers qu’au nom du principe de précaution, on nous invite bientôt à ne plus utiliser de déo, ou des déo qui ne seraient plus très efficaces. Je crains donc qu’il ne faille nous préparer à « sentir » (« puer » si vous préférez). Je vous suggère le judo en « préparation olfactive au monde bio de demain » : un p’tit gars en fin de journée plus une heure trente de judo… je vous laisse image-humer ! Et les filles ? Foi de nez, ça peut être pire !

8 commentaires pour Déo @6

  • Isabelle

    Tu sais une plongée quotidienne dans le métro ou le RER avec plein de grands gars en fin de journée est déjà une préparation olfactive que peuvent connaître nos internautes. J’espère qu’au moins que le parfum ne viendra pas systématiquement pallier l’absence de déodorant. J’ai déjà bien du mal à supporter certaines quantités d’effluves parfumées dont s’inondent certaines (rarement de grands gars). Parfois, la nausée et le mal de crâne ne sont pas loin… Au final, je préfère la sueur. Je suis prête, de ce point de vue là, pour le judo !

    • Cécyle

      Chouette ! Tu reviens faire du judo ! 😉
      Il y a une autre manière de s’habituer à l’odeur de la sueur… Voici le passage sur lequel je suis ce matin dans Je ne saurai jamais si elle était jolie (manuscrit, V07) : « Des zestes de ses humeurs m’enivrent. Ils forment un mélange à la fois acide et sucré, ce d’autant qu’elle avait enduit sa peau de lait à la vanille. Cela sent un peu la sueur aussi, pas la sueur qui pue à force d’avoir laissé le corps mariner dans un mauvais textile ; la sueur qui dit que la chair vit. C’en est si bon que je ne me lasse pas de subodorer ma paume. Je savoure. Je voudrais m’endormir avec ce voluptueux parfum à portée de nez. Je suis sûre que j’en ferais de très jolis rêves (…). »
      Enjoy ! 😉

      • Isabelle

        « Il y a plus de chair dans l’air et sur la terre, que votre philosophie n’en rêve »… (sur un air connu) 🙂

        • Cécyle

          Renseignement pris, Isabelle fait ici référence à Hamlet. C’est ça de partager un blog avec une érudite, on est vite larguée ! 😉
          J’en profite pour vous dire que l’érudite en question passe d’importants oraux demain, dont un en anglais. Comme je serai dans le train, je compte sur vous pour l’encourager !!

          • Isabelle

            « There are more things in heaven and earth, Horatio,
            Than are dreamt of in your philosophy.
             »
            Hamlet Act 1, scene 5, 159–167

  • Temperance

    Sur le site « Chacunsonbio » voici ce qu’ils disent de la pierre d’alun je cite :

    « La pierre d’alun naturelle est directement extraite du sol, mais il existe aussi des pierres synthétiques : comment différencier l’une de l’autre ? L’aluminium qu’elles contiennent est-il dangereux, existe-t-il un risque de cancer ?
    « Un cristal naturel… ou de synthèse
    « La pierre d’alun est un sel (sulfate double d’aluminium et de potassium), qui se présente sous forme d’un cristal translucide, blanc (il ressemble à un glaçon), et inodore. On le trouve sous forme de pierre brute, ou de bâton taillé et poli, plus ergonomique. Il est utilisé comme après-rasage ou comme déodorant.
    « A l’origine, la pierre d’alun est 100% naturelle et provient de mines d’alunites (Syrie), ou d’affleurements de surface : la roche est à découvert comme c’est le cas en Egypte, Bohême et Saxe, ou sur les sols volcaniques (région de Naples, Grèce, Guadeloupe).
    « Mais on trouve aussi des pierres d’alun synthétiques, qui ont la même apparence que les pierres naturelles. Elles sont fabriquées par l’industrie chimique, à partir de sel d’ammonium synthétique. Le potassium de la pierre naturelle est donc remplacé, dans ce cas, par de l’ammonium.
    « A savoir avant d’acheter : lisez bien l’étiquette. La mention «Ammonium Alun» dans la composition indique une pierre synthétique, alors que «Potassium Alun» vous donne la certitude que la pierre est naturelle. »

    Donc il suffit d’acheter une pierre d’alun naturelle et il n’y a plus aucun risque…. maintenant il va falloir aller raconter ça aux p’tits gars qui ont fait du judo le soir et aux filles qui se parfument à la vanille… 😉

    • Cécyle

      Mais dans la naturelle, il y a bien de l’aluminium… L’article ne le dément pas. Je crains que puer ne soit la seule solution ! 😉

      • Isabelle

        En tous les cas, on sent bien que tu en as envie 😉

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