Indignés @2

Mardi 17 avril 2012, j’ai pris le métro porte de Pantin, vers 10 heures du soir. Le quai était plein. Un spectacle au Zénith ? La rame arrive. J’y entre, avec des gens munis de drapeaux roulés sur eux-mêmes. Des drapeaux bleus. Des drapeaux blancs. Des drapeaux rouges. Un jeune homme, très gentil, me propose sa place assise. Je reste debout. J’observe. Je pense à un meeting UMP. Ou FN. Mais ces gens sont si calmes, si polis, si peu vindicatifs, si… ordinaires ? Oui, ordinaires et humbles. Ils ne crient ni ne chantent comme je l’ai toujours fait au retour d’un meeting. Ils ne font pas de commentaires. Ils sont là, silencieux, à triturer leur drapeau chacun d’une couleur.
La dame près de moi déroule un peu le sien. Je lis un grand « E » en fin d’un mot. Rien de plus. Elle le replie aussi sec. « France » ? C’est ce que je suppose. J’observe encore. Vraiment, ces gens ont presque l’air de se cacher, ils ne se regardent pas entre eux. Ils veulent clairement passer inaperçus… Ils ont glissé 6 421 773 bulletins dans les urnes dimanche 22, en toute discrétion… Jusqu’à quand ?

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