Archives quotidiennes :

Pucer @6

Parmi mes activités de loisir, je mets à jour le site de la section 14-6 de la Ligue des droits de l’Homme sur les indications du CA de la section. Dans ce cadre, je rentre beaucoup de pétitions de RESF et, régulièrement, je suis abasourdie par les informations personnelles divulguées par ces pétitions.
La dernière en date indique (je retire les mentions personnelles) :

    « Madame —- S—-. (épouse G—-), née le —- à —-, de nationalité —- (n° étranger : —-) et habitante d’A—- (93300), a été arrêtée le —- dans l’après-midi sur son lieu de travail et placé en rétention au centre de rétention de l’île de la Cité (…).
    « Me (sic) S—- est entrée en France en —- et y réside depuis avec son époux de manière continue. Elle pourvoit à l’éducation de ses deux fils : A—-, né le —- et D—-, né le —-, scolarisé actuellement au Lycée —- d’A—- où il prépare un bac scientifique « Sciences de l’ingénieur ». »

Et qu’elles sont ses notes en mathématiques ?
Outre que c’est la porte ouverte aux usurpations d’identité (même celle d’un sans-papiers vaut quelque chose), c’est une atteinte à la vie privée que je trouve invraisemblable de la part d’une organisation qui, justement, se bat pour les droits de ces personnes. Quant à aider la préfecture à suivre ces personnes… Elle n’a sans doute pas besoin des infos de RESF pour pister les étrangers en situation irrégulière mais la démarche de cette association n’en demeure pas moins dangereuse en plus de friser l’illégalité. Et si Madame G—– était régularisée, j’espère qu’elle fera valoir aussi ses droits à la non-divulgation publique d’informations si personnelles, même de la part de ses « sauveurs ».