Entendu @4

L’autre jour, à la cantine du travail, je me suis retrouvée pas très loin de deux agents de surveillance. Les deux hommes avaient une discussion dont je n’ai pas tout suivi sur les rapports avec les femmes. L’un avait cinq ou six ans de moins que l’autre et disait que si sa copine et lui rompaient, il serait triste, car il y aurait un manque, sans être semble-t-il follement amoureux. L’autre, la trentaine, que je connais déjà de vue, bien plus baratineur, a plus tard parlé de deux filles dont une lesbienne et l’autre bi, rencontrées dans je ne sais quel cadre. Il y avait dans sa voix un ton canaille et un peu crâneur à simplement dire ces deux mots. C’est comme si déjà, cela situait dans une sorte de fantasme.
À un moment, il a eu un propos d’un ton définitif donnant son avis sur toute la gent féminine : « Les femmes sont dangereuses, souvent plus dangereuses que nous ». Rien de tel que cette affirmation péremptoire pour ensuite se conduire en macho comme simple attitude de défense. Le féminisme a encore des raisons d’exister.

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