Tonton @5

Pour la quatrième fois de ma vie d’électrice, j’ai eu le plaisir d’être désignée par un conseiller de Paris pour voter aux sénatoriales le 25 septembre dernier. J’y suis allée de bonne heure, comme il se doit, chaque voix étant comptée. J’ai retrouvé avec plaisir les beaux salons de l’Hôtel de Ville et ai glissé mon bulletin dans l’urne, non sans avoir vérifié trois fois, comme toujours, que je ne m’étais pas trompée.
Et quelques heures plus tard, j’apprends que le sénat est « passé à gauche » avant que six jours plus tard, un président socialiste soit effectivement élu président du sénat, deuxième personnage de la République. Ce n’est pas une mince affaire et il semble que j’ai participé à un vote « historique », comme l’a été, par exemple, le 10 mai 1981. Je n’avais pu voter ce jour-là, à quelques jours près je n’étais pas majeure… Mais là, j’ai voté. J’en suis fière mais je peine à ressentir l’euphorie des électeurs du 10 mai.
Pourquoi ? Peut-être parce que l’alternance est passée dans les mœurs… et que Tonton, c’était quand même quelque chose. Comment serai-je dans quelques mois quand Éva Joly sera élue présidente de la République ? Ah ! ça, si c’est Éva… ! Et si cela avait été Catherine Tasca à la tête du Sénat. Oui, je me serais sans doute réjouie plus spontanément. Qui a dit que le jeu politique est un combat exclusivement d’idées ? Pas moi !

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