Tonton @3

Libération du 3 septembre 2011 consacrait sa une aux « cabinets noirs », ces officines qui gravitent dans les arcanes du pouvoir pour protéger, avec des pratiques illégales, nos ministres et présidents des soucis que leur vie passée pourrait leur créer. Libération rappelle que Richelieu en porte la paternité et tous les présidents de la Ve, dont Tonton, bien sûr, en ont usé, voire abusé.
À la lecture du dossier de Libération, ma première réflexion a été « Et alors ? », considérant que le jeu démocratique se joue aussi entre politiques, juges et journalistes dans un ballet où la stabilité républicaine doit gagner la partie. Dit plus trivialement, cela signifie que si tel président a trempé dans sa jeunesse dans telle affaire financière, comme il est président, la logique institutionnelle veut qu’il soit protégé des placards laissés dans les cadavres, euh ! pardon, des cadavres laissés dans les placards. Et les juges et les journalistes sont là pour que cela reste dans la limite du raisonnable.
On peut bien sûr contester cette logique et prôner la révolution écologique (par exemple). Mais en attendant, l’institution se protège et comme le dit lui-même le juge Halphen « Je tombe des nues que les gens tombent des nues quant au fait que les juges et les journalistes puissent faire l’objet soit de pressions soit de surveillance de la part du pouvoir. »

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