Écrivaine @6

J’ai déjà évoqué les incidences de mon métier sur ma vie sentimentale, notamment sur les liens qui peuvent être faits par mes futures et mes présentes entre mes pratiques (sous-entendu sexuelles) et celles de mes personnages.
Un stade a été franchi récemment : je me suis vu opposer, lors d’une courte relation qui m’a mise à la peine, mon « incapacité à aimer » et mon « culte des plans cul » sur l’argument du comportement de la narratrice de Mathilde, je l’ai rencontrée dans un train et de celle de Un roman d’amour enfin.
Et moi qui viens de rejoindre l’Observatoire de la liberté de création, liberté qui est si différente de la « liberté d’expression » parce que justement l’œuvre de création n’est pas là pour dire l’opinion de l’auteur mais est intrinsèquement l’expression d’un travail artistique qui interroge, questionne, change les perspectives… ! Devrai-je interdire à mes futures de me lire ? J’y songe.

3 réflexions sur « Écrivaine @6 »

  1. Valérie

    Je viens d’écrire un long commentaire, j’ai effleuré ma souris, il a disparu !!! donc je reprends…
    Mon collègue de bureau est psychologue clinicien; en ce qui me concerne je parle, je débats, je discute, je plaisante avec un collègue et non pas avec un psy. Lui est dépité de constater que les femmes qui lui plaisent ne voient en lui qu’un psy. A la lecture de vos mots, pensez-vous qu’il faille qu’il cache son identité professionnelle ? Je ne pense pas.
    Quant à votre « incapacité à aimer » et votre « culte des plans cul » (cette expression me fait rire et me plait beaucoup), il me semble que la personne qui a tenu ses propos a peut-être pris des raccourcis sans prendre la peine de faire « co-naissance » avec l’auteure et la créatrice que vous êtes…
    (mince mon premier commentaire était bien plus subtil, j’espère que vous ne m’en voudrez pas)

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    1. Cécyle Auteur de l’article

      C’est très joli « co-naissance », surtout avec un seul « n » (quoique) !

      Le problème de celles et ceux qui se limitent aux clichés liés à un métier, ou une position sociale, ou… c’est qu’ils se limitent au cliché, sans aller plus loin, en effet, sans aller au devant de la personne, forcément. C’est ainsi ; et c’est un bon moyen de faire le tri. Le seul hic, c’est que quand on ne fonctionne pas soi-même au cliché, le tri prend plus de temps que de raison, parfois…

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